| Diderot | ||
| Salut | ||
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Je reviens d'entre les morts pour te souhaiter un joyeux anniversaire, cher ennemi! Diderot Diderot, le véritable Diderot, m'écrivait le 19 juin de l'année dernière:
«Bonjour, Monsieur et très honoré patriarche. J'ai fait un terrible voyage
depuis que vous n'avez entendu parler de moi. Combien j'ai causé de vous avec
une grande souveraine et quel plaisir elle avait à m'entendre!». Et il
terminait sa lettre par ces mots: «Je suis toujours avec la même admiration et
le même respect votre très humble et très obéissant serviteur». Au reste il
n'est point mort et se porte mieux que moi qui pouvais lui dire au 8 décembre
dernier: «Le vieux solitaire vous souhaite une vie longue et heureuse, il n'a
que la moitié de ce qu'il vous souhaite.»
Au lieu de vous mettre dans la peau d'un homme que vous ne connaissez que par ouï-dire, et que je connais mieux que vous, restez dans le XXIe siècle de votre imagination: ni moi ni personne ne pourrons vous contredire! V. |
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