Élodie
écrit à

   


Voltaire

     
   

L'autodafé de Candide

    Bonjour monsieur Voltaire,

Je m'appelle Élodie, j'ai seize ans et j'étudie certaines de vos oeuvres telles que «Candide» ou le «Traité sur la tolérance». J'aurais souhaité vous féliciter et vous remercier pour ces grands écrits qui dépeignent toujours une partie de notre société mais aussi vous demander quelques précisions sur le passage où Candide et le docteur Pangloss subissent l'autodafé. En effet, je ne comprends pas pourquoi l'un est condamné à la pendaison et l'autre seulement à être fessé! De plus, j'aurais aimé savoir si j'ai bien compris le sens que vous avez souhaité exprimer sur le fanatisme religieux. Pour moi, vous utilisez l'ironie afin de discréditer les hommes d'église et plus précisément l'Inquisition qui veut imposer son intolérance et son culte unique en condamnant les hommes libres-penseurs ou les gens d'une autre religion. Je pense aussi que vous souhaitez nous faire comprendre qu'une sorte de folie s'est emparée du peuple et de l'Église, d'où le fait qu'ils voient des signes divins partout. Si je me trompe, pourriez-vous m'éclairer? Ce serait un honneur.

Avec mon respect et mes remerciements d'avance,

Élodie

J'ai bien écrit le «Traité sur la tolérance», mademoiselle, mais je ne suis pas responsable d'un petit livre appelé «Candide», que certaines personnes s'obstinent à présenter comme étant de moi. Et, de façon tout à fait étrange, c'est sur ce dernier que vous m'interrogez. Je ne puis donc que vous répondre que sur ces points le premier venu pourra le faire aussi bien que moi.

Recevez mes amitiés.

V.