Retour en page d'accueil Dialogus

   

Lucile
écrit à

   


Viviane

     
   

Envoûtement

    Parfois, lorsque la lune s'élève pleine et ronde dans le ciel piqueté d'étoiles, au-dessus du pré qui fait face à la fenêtre de ma chambre, je me prends à songer à vous, chère dame du lac. Comment puis-je expliquer la fascination que vous exercez sur moi? Depuis les jours les plus tendres de mon enfance, j'éprouve pour les fées et leur monde un amour immense. Je rêve de Brocéliande, du lac aux eaux calmes seulement troublées peut-être par l'avancée gracile des cygnes... Je songe à ce monde sur lequel vous régnez en me demandant: «certes on ne devient pas fée, on naît fée, mais pour nous, simples mortelles, n'y a-t-il pas un moyen (autre que le rêve, la littérature ou la musique) de s'en approcher? Puissent votre bonté et votre sagesse éclairer ma route.

Amicalement,

Lucile.


Chère Lucile,

Brocéliande, un monde magique peuplé de fées, d'elfes, de korrigans... Laissez-vous guider, venez faire un tour dans ces bois sombres et effrayants. Vous trouverez un château au bord d'un étang: promenez-vous autour et scrutez les flots sombres; si vous y voyez apparaître les murs percés de fenêtres de ma demeure, n'hésitez pas, venez me rejoindre, la porte s'ouvrira pour vous... Continuez de croire en toutes ces choses merveilleuses!

Bien à vous,

Viviane la Fée.