Alice Grimms
écrit à

   


Victoria R.I.

     
   

Questions sur l'Irlande

   

Votre Majesté,
 
Je vous prie de recevoir mes salutations.


J'ai eu du fait de mes études la possibilité de me pencher à plusieurs reprises sur le règne de Votre Majesté, et j'en ai retenu que vous étiez non seulement une grande souveraine, mais aussi et surtout une très grande dame d'une époque dont la portée et la grandeur sont, à mon humble avis, de nos jours méconnues.
 
Je me permets de m’adresser à vous en vue de connaître l’avis de Votre Majesté sur les évènements intervenus en Irlande durant son règne. J’ai eu vent des troubles qui sont survenus autour d’eux, et je m’excuse d’avance dans le cas où ma demande à Votre Majesté serait malvenue.
 
Je remercie par avance Votre Majesté du temps qu’elle voudra bien accorder à ma demande, et la prie d’agréer mes sentiments respectueux.
 
Alice Grimms, Paris.

P.S. : Etant donné que je n’avais encore jamais adressé de missive à une souveraine, il est à craindre que j’aie commis quelques fautes concernant l’étiquette dans ma lettre. Si tel était le cas, je vous prie de bien vouloir me pardonner mes possibles maladresses.
 


Madame,

Sa Majesté la Reine-Impératrice m'a demandé de vous accuser bonne réception de la lettre que vous avez eu la bonté de Lui adresser de France, pays qu'Elle aime bien.

Les liens qui unissent l'Irlande à la Couronne sont fort anciens et Sa Majesté, consciente de Ses devoirs envers tous Ses sujets, entend faire tout ce qui est possible pour le bonheur des enfants de la verte île si enchanteresse.

Quelques têtes égarées cherchent à y fomenter le trouble et la discorde. Certains de Nos sujets anglais ou écossais manquent un peu de charité chrétienne envers leurs frères irlandais. Telle est la nature humaine. Nous prions le Divin Maître pour qu'Il Nous aide à supporter ces malheurs.

Veuillez croire, Madame, que Sa Majesté est votre toute obligée,

Lady Penelope Ginn-Phyzz,
Dame d'atours ordinaire


Votre Majesté,

Je vous remercie pour cette réponse si rapide à ma lettre (je crois qu'il serait impoli de ma part de ne pas également remercier Lady Ginn-Phyzz, qui me l'a transmise).
 
Je vous présente mes salutations dévouées, Majesté, et vous prie de croire que je demeure votre dévouée,

Alice Grimms