Marco.Gesto@CFC-CAFC.GC.CA
écrit à

   


Victoria R.I.

     
   

La dualité canadienne

    Majesté,

Il m'est inconcevable d'imaginer en cette période trouble que le Canada risque de se fractionner avec la menace indépendantiste du Québec. Je ne peux imaginer la perte considérable que la population canadienne risque de subir en choisissant la voie de la sécession. Votre symbole bien que désuet parmi nos contemporains représente l'unité canadienne. Cette unité coïncidant avec la richesse de deux cultures admirables; la française et l'anglaise. Oui, bien que je sois un canadien-français, je suis prêt à accepter mon appartenance au Commonwealth et à l'héritage britannique.

Que Dieu puisse vous donner la force afin de convaincre vos fidèles sujets canadiens de la nécessité de maintenir le Canada fort et uni dans le giron de l'Amérique du Nord.

Mes respects.

Sir Marlowe Latendresse



Cher sir Marlowe,

Votre touchante lettre mérite que Nous lui répondions Nous-même. Notre glorieux règne commença en 1837 alors que Nos tout nouveaux sujets du Bas-Canada manifestaient déjà quelque lassitude face à l'Empire. Rien ne saurait donc Nous inquiéter à ce sujet. Que de chemin parcouru entre l'exil de monsieur Louis-Joseph Papineau et l'arrivée de sir Wilfrid Laurier comme premier ministre du Dominion!

Puissiez-vous être entendu du Tout-Puissant!

Agréez, cher sir Marlowe, l'expression de Notre bienveillance.

Victoria R.I.