| Lettre d'acceptation de Victoria R.I. à l'Éditeur |
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| Sinclair Dumontais, Écuyer Monsieur, Remplie du désir de bien accomplir les devoirs que la Divine Providence a bien voulu déposer sur Nos frêles épaules il y aura bientôt soixante-trois ans, Nous daignerons prendre connaissance des suppliques que les lecteurs de votre étrange entreprise voudront bien lui confier, et même y répondre, si la gloire de l'Empire le réclamait. Nos nuits sont bien longues depuis le départ de Notre très cher Albert, mais bien courtes depuis que tant de braves Britanniques ont fait en sorte que le soleil brille toujours sur Notre Empire en l'étendant aux quatre coins de l'Univers. Nos pensées vous accompagnent, et Notre gratitude est réelle pour ces admirables Canadiens-français qui ont su prouver qu'il était possible d'être à la fois Britannique et Français. Il me plaît de leur dire que ni moi, ni mon tant estimé feu Albert, ni mes royaux enfants n'ont une goutte de sang anglais dans les veines. Honni soit qui mal y pense. Victoria Regina et Imperatrix |
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| Votre Majesté, C'est avec une admiration sans bornes que je vous contemple maîtriser l'idiome de Molière comme un petit pantin en vos main réales. Oserais-je un commentaire ténu et ostensiblement révérencieux? Voici. Les sujets dénués de titres nobiliaires sont préférablement interpellés en cet idiome comme suit: Sinclair Dumontais, Roturier Le statut d'écuyer n'ayant pas été codé comme vocatif des sans-noblesse, dans la culture des Valois-Angoulêmes et de leurs successeurs, autoriserez-vous ce léger correctif éditorial? René Podular Pibroch, dit Chapeau Bas (ou "Cap in hand"), Roturier Comité éditorial Dialogus |
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| Monsieur, En ajoutant «Écuyer» au nom de Nos sujets qui ne sont ni pairs du Royaume (Lord), ni chevaliers bannerets (Sir) comme Nous eûmes la joie de créer Louis-Hypollite LaFontaine et George-Étienne Cartier, ni chevaliers (Sir), Nous reconnaissons en eux une qualité personnelle qui constitue la base même de la vraie société, cette gentilhommerie que Nous nommons «gentry» en Angleterre, et qui peut ou non descendre par les hommes d'un pair du Royaume. La vieille Angleterre sur laquelle Nous régnons ne reconnaît pas aux enfants des pairs le statut de nobles comme de l'autre côté du Channel. Lorsqu'un homme, par ses valeurs propres, mérite d'être singularisé du commun, ce titre lui est accordé et reconnu par les gens bien pensants. Lorsqu'ils parlent français, et qu'on s'adresse à eux dans cette si belle langue, il Nous semble que le mot «Écuyer» doive être utilisé. Les us et coutumes des Valois-Angoulêmes n'engagent en rien Nos sujets. Notre pouvoir Royal et Impérial nous permet de créer des ducs, des marquis, des comtes, des vicomtes, des barons, des chevaliers bannerets et des chevaliers, mais pas des gentlemen. Eux seuls le peuvent, et lorsqu'ils l'ont fait, Nous Nous devons de le reconnaître en apposant «Écuyer» après leur patronyme. Se pourrait-il que monsieur Dumontais ne soit pas un de Nos loyaux sujets du Dominion du Canada? Si tel est le cas, nous devrons demander au duc de Norfolk de régler son cas. Victoria R.I. |
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| Qu'il soit fait selon le bon vouloir
de Votre Majesté. René Podular Pibroch |