Nathy
écrit à

Boris Vian
| Puisqu'il paraît que l'on peut discuter avec les morts, soit... J'ai tout aimé de ce que j'en ai connu, l'œuvre littéraire, les chansons et surtout le ton des écrits, justes, sarcastiques et tellement vrais, mais aussi plein de poésie... Que dirais-tu aujourd'hui de notre petit Nicolas?... Cité Véron, 10 mars 1959 Bonjour Madame ou Mademoiselle, Pardonnez-moi mais je ne suis pas sûr de comprendre ce que vous écrivez! Certes, si madame Trimégiste et monsieur Dumontais m'ont demandé de participer à cette formidable expérience qu'est Dialogus, c'est que, je suppose, je mange les pissenlits par la racine depuis déjà un bout de temps; je ne me fais aucune illusion à ce sujet. Mon cœur est trop malade. Bon. Je suis un de «vos» morts, si je comprends bien... Mais est-ce que je comprends bien? Et qui est ce petit Nicolas dont vous parlez? Amicalement (quand même!), Boris Vian |