Peiné
       
       
         
         

actalain@videotron.ca

      Cher monsieur,

J'ai été très peiné d'apprendre par des journaux, que vous auriez été l'un de ces artistes collabos durant l'occupation, et que vous n'auriez jamais refusé de l'argent et une invitation de la part de ces messieurs NAZI.

Daniel P. Rosenfeld

 

       
         

Charles Trenet

      Monsieur,

Il ne faut pas croire tout ce qu'on lit dans les journaux, sinon il faudrait accepter qu'Elvis Presley et John F. Kennedy soient en train de jouer aux cartes quelque part dans le Pacifique.

Durant l'Occupation, j'ai fait comme 40 millions de Français: mon boulot était de chanter pour consoler les coeurs tristes et pour donner de l'espoir à ceux qui n'en avaient plus. Je ne pouvais pas empêcher nos
invités d'assister à mes spectacles, et il eut été du plus vil courage que de refuser d'aller divertir mes compatriotes invités en Allemagne pour une période de temps indéterminée.

Dans Douce France, je dis aimer mon pays dans la joie ou la douleur.

À bon entendeur salut!

Charles Trenet