Homosexualité |
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| Monsieur Trenet, Autant je vous ai toujours admiré en tant que compositeur, en tant que chanteur, autant votre personnalité disons-le tout net, me déplaisait par certains côtés... Pourquoi avoir attendu l'été 2000, ou au contraire pourquoi avoir accepté cette interview, pour parler de votre homosexualité? Admirateur, fan de Brassens, qui vous reconnaissait pour Maître, j'ai toujours été surpris d'ailleurs, malgré sa très large tolérance qu'il prenne comme «modèle» une personne aussi «ambiguë» que vous avez pu l'être à une certaine époque... Il n'est que de se rappeler les paroles de sa chanson «les Trompettes de la renommée» pour en être étonné, et je vous en redonne ici quelques vers...: «Sonneraient-elles donc mieux ces divines trompettes Si comme tout un chacun, j'étais un peu tapette..... ..../.... Mais je ne sache pas que ça profite à ces drôles De jouer le jeu de l'amour en inversant les rôles Que ça confère une once de plus value Le crime pédérastique aujourd'hui ne paie plus...» Vraiment j'en suis très surpris... |
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| Monsieur, J'ai parlé de mon amour des garçons parce qu'on m'avait invité à le faire. Je parlerai de mon amour des fleurs, du vin rosé ou des jeunes filles en fleurs (qui pourront être des rosées) lorsqu'on m'en fera la demande. Brassens est un chansonnier, pas un poète. Sa chanson «Le gorille» en dit long sur ses fantasmes d'être enculé, ce qu'il a bien le droit de désirer. L'amour des garçons est bien autre chose... Mais qui suis-je pour lui adresser le moindre reproche? Lorsqu'un corbillard passait, il voyait une veuve éplorée et des héritiers avides. Moi, je vois une femme libre d'aimer encore et un héritage qui fera des heureux. Un vieux prêtre dominicain m'a dit un jour que mes chansons valaient cent sermons. Je me demande ce qu'il aurait pensé de celles de Georges... Charles Trenet |
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| Bonsoir, Il est vrai que Brassens a sans doute reçu le 1er prix de l'Académie Charles Cros par hasard? Ou bien est-ce la jalousie qui vous fait parler ainsi, vous qui auriez tant souhaité faire partie de l'Académie Française? Brassens n'est pas un poète? Il l'est largement autant que vous... Puis-je vous rappeler ce duo que vous avez eu ensemble, et dont je possède un enregistrement vidéo, où vous chantiez ensemble une de vos chansons, mais vous avez eu un trou de mémoire et lui se souvenait parfaitement de vos paroles? Et votre réflexion: «vous vous en souvenez mieux que moi»!!! (la même scène s'est passée avec Mireille...) Sa chanson «Le Gorille» en dit long sur son idée des juges et de la peine de mort... Je vous rappelle d'ailleurs un passage qui vous remettra les idées en place à son sujet, extrait de la même chanson: «Supposez qu'un de vous puisse être Comme le singe obligé de Violer un juge ou une ancêtre Lequel choisirait-il des deux Qu'une alternative pareille Un de ces quatre jours m'échoit C'est j'en suis convaincu la vieille Qui sera l'objet de mon choix»... Cela devrait vous remettre les idées en place!!! Quand à ma question initiale, elle citait «les Trompettes de la Renommée», que je trouve en totale contradiction avec vos moeurs... Il y a des personnes ainsi dont on apprécie l'oeuvre, mais pas le personnage, il en est ainsi de vous pour beaucoup de personnes dont je fais partie... Je constate par ailleurs que vous ne publiez sur votre site que les questions qui vont dans «le sens du poil», et que ma question initiale n'y figure pas, alors que l'interview à laquelle je fais allusion est passée récemment à une heure de grande écoute sur France2... Salutations Serge |
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| Bonjour Serge, Être chansonnier n'empêche pas d'être talentueux, ce que Georges est magnifiquement, au point de ne pas avoir demandé d'être admis à l'Académie française. Sauf que sa verve l'amène à traiter de nos traits et torts de civilisation. Ses remarques en font donc un chansonnier (vous savez ce que c'est au moins, n'est-ce pas?) et la poésie de ce qu'il écrit se met à ce service. Le fait de chanter avec moi ne fait pas un poète. Le président Mitterand l'a fait sur le plateau de Pascal Sevran. Qu'on m'aime ou pas me laisse indifférent. Je m'aime assez comme ça! Charles Trenet |