Anaïs
écrit à

Marie Stuart
| Très chère Marie, Je sais que les choses dont je vais vous parler se sont déroulées lors de votre petite enfance mais vos partisans ont dû vous en parler à votre retour en Écosse: que pensez-vous de votre défunte cousine Jane Grey qui avait été choisie pour succéder à Edward VI et que Mary Ier Tudor a fait mettre à mort en 1554? Jane Grey était pourtant une héritière légitime étant l'arrière-petite-fille d'Henry VII. Craignez-vous de connaître le même sort qu'elle? Mes respects, chère reine, Anaïs Chère Anaïs, Ne confondez pas légitimité et droit divin. Surtout à la mort de mon cousin Edward. D'un côté nous avions Marie, qui toujours s'était tenue docile et obéissante derrière son père, honorant la mémoire de sa mère et soutenant la foi catholique à la cour. Elle fut très proche de toutes les femmes de son père, à l'exception d'Anne Boleyn, ce qui peut se comprendre. Elle était très proche de son père, lui rappelant jusqu'à sa mort sa première femme et sa première religion. De l'autre côté nous avons Jane Grey qui n'a jamais été reine et dont les droits de succession passent par Marie, Duchesse de Suffolk, qui n'était que la petite sœur d'Henry. La légitimité de Marie ne fait aucun doute. Catherine d'Aragon est morte princesse douairière de Galles, ce qui est un rang élevé à la cour. Jane Grey n'aurait pas du se mettre sur le passage d'une fille de roi que l'on voyait à la cour depuis si longtemps. Elle était déjà acceptée par le peuple. Il est dommage qu'elle ait fait preuve de tant de violence pour tenter de ramener la Vraie Foi en Angleterre. Mais après tant d'années à courber l'échine devant les frasques de son père, cela s'explique. La légitimité d'Élizabeth est plus discutable. Sa mère est morte en traîtresse hérétique. Cela fait d'elle une bâtarde hérétique. Le peuple apprécie nettement moins. Je sais que le peuple d'Angleterre vit dans la peur et que ma chère cousine n'est pas aimée. Dieu dans sa miséricorde parviendra peut-être à libérer MON royaume du joug de cette intrigante hérétique. Dieu vous garde, Marie Stuart |