Anaïs
écrit à

Marie Stuart
| Bien chère Marie, J'aimerais savoir quelles furent vos relations avec Diane de Poitiers, maîtresse d'Henri II?. Bien à vous, Anaïs Très chère Anaïs, C'est une excellente question que vous me posez là. Je replonge dans mes lointains souvenirs. La Duchesse de Valentinois était la favorite du Roi et chacun savait que ce dernier préférait tomber dans les bras de sa favorite que dans ceux de sa femme et pour cause, Madame Catherine n'est pas aussi belle qu'elle est intelligente. Je ne tolère pas l'adultère et j'ai dû, durant mes quelques années de règne, juger et mettre à mort des couples adultères. Le mariage est une institution sacrée que je défends. Pourtant, vous savez combien cela ne m'a pas été profitable. Quand bien même. Diane de Poitiers n'avait d'autre culte que celui de sa beauté et d'autre idole que le pouvoir. Une hérétique narcissique détestable. Cela dit, je lui dois beaucoup. Je pense qu'elle a favorisé mon arrivée en France, qu'elle a soutenu la famille de Guise auprès de son royal amant et qu'elle a tenté d'améliorer mes liens conjugaux avec mon petit François. C'est aussi elle qui a poussé Henri dans les bras de sa femme dont la stérilité était quasi-certaine. Fée ou sorcière, je ne sais pas, mais Madame Catherine mit au monde dix enfants, dont trois rois et deux reines. Il faut parfois se fier à des personnes qui compensent leurs petites lignées et leur manque d'éducation par la finesse, la beauté et la bonté. Diane fut de ceux-là. Nous fûmes deux éphémères étoiles à la cour de France. Marie R. |