Lettre d'acceptation
de Marie Stuart


Fortheringhay Castle, décembre 1586

À qui voudra me lire.

J'étais Reine légitime d'Écosse, de France, d'Angleterre et d'Irelande. J'ai tout perdu. Je ne suis plus rien. Le Seigneur dans Sa toute Puissance a choisi de mettre sur ma route de nombreux obstacles que j'ai affrontés la tête haute, car Nous autres les Stuart sommes des gens fiers.

Je suis aussi fille de Guise et donc engagée dans la lutte contre l'hérésie et pour le triomphe de la seule vraie foi catholique, apostolique et romaine. «Ma très chère soeur» Élizabeth a tourné contre moi mon peuple et mon fils Cette fille de putain hérétique m'a volé mon trône et me retient prisonnière depuis presque vingt ans.

J'attends aujourd'hui le procès qui déterminera mon sort. Quoi qu'ils décident, je resterai Reine légitime et Catholique fervente. Ils ne peuvent pas me faire disparaître, Élizabeth aurait à jamais mon sang sur les mains. Elle n'est pas assez folle pour se rendre coupable de la mort d'une Reine de droit divin!

J'accepte de correspondre avec vous, gens du futur. Avec grand plaisir. Quelle joie pour moi de savoir que, dans plusieurs siècles, mon sort intéressera encore le peuple. On ne m'a pas oubliée. Pour plus de sécurité, mes missives seront codées, car mes geôliers sont des hérétiques à la solde de tout ceux qui veulent ma perte.

À très bientôt,

Marie Stuart, Reine d'Écosse, Reine douairière de France et Reine légitime d'Angleterre et d'Irelande