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f.saillen@bluewin.ch |
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Normal |
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| M. Staline, J'ai bien compris que vous trouviez justes toutes les décisions que vous avez prises durant votre vie. Pour vous, le sang et la mort étaient légitimes, puisqu'il s'agissait de se défendre contre les ennemis du peuple, que ceux-ci soient extérieurs ou intérieurs au pays, n'est-ce pas? Vous êtes un des personnages que je trouve les plus énigmatiques de notre passé. Comment peut-on condamner le mal qui a été fait puisque pour vous, c'était seulement de la «défense»? Le communisme, à la base, part d'une bonne idée: la répartition des richesses entre tous... Mais pourquoi tout cela a-t-il dévié? Sous votre règne, des millions de gens ont péri. Vous savez ce que je trouve grave? C'est que vous trouviez cela normal. Bien sûr... vous me direz... la guerre, c'est la guerre, mais ce n'est pas une excuse. Au plaisir de vous lire, Florence Saillen Camarade Florence! Moi aussi je pense que le communisme est une bonne idée. Vous me dites que cela est dévié. Vous vous trompez. L'URSS est le seul pays où les hommes sont libres. Nous avons libéré la Pologne des Nazis ainsi que l'Europe. Des millions de gens ont péris sous mon règne? Encore un mensonge des impérialistes des USA et de leurs alliés. Pour qui me prenez-vous? Un Adolf Hitler? En URSS il n'y a pas de camps de concentration. Il y a eu des camps de prisonniers certes, mais nous ne les avons pas exterminés, ils travaillent dans les camps. Le communisme est une bonne idée et je sers le peuple soviétique. Salutations, Joseph Staline, Kremlin. Voyons Monsieur Staline, Vous n'allez pas me faire croire que vous ne saviez pas ce qui se passait réellement dans les camps? Vous n'allez pas me faire croire non plus que tout s'est passé à votre insu? De plus, j'aimerais que vous abordiez avec moi le sujet de votre paranoïa... Ce fait même vous a poussé à prendre des mesures que votre entourage estimait complètement démesurées... Quelqu'un vous mettait des bâtons dans les roues, peu importe, vous le faisiez disparaître... Vous admettrez avec moi que pour de la facilité, c'est de la facilité. - Tu m'ennuies, je te tue -. Ainsi, vous me dites servir le peuple soviétique. Pour vous, le servir, c'était le décimer? Florence Camarade Florence! - Je sais très bien ce qui se passe dans les camps de travail. - Je ne suis pas paranoïaque. Vous voulez sans doute parler de mon culte de la personnalité? Mon peuple m'aime car je l'ai toujours soutenu quand les Allemands nous ont envahis. Je ne suis pas parti à Londres moi. J'ai aidé mon peuple. J'ai repoussé l'Allemagne. J'ai libéré la Pologne, la Roumanie... - Je n'ai pas décimé mon peuple vu que je l'aime. Salutations |
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