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MartDelb@aol.com |
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L'aide occidentale apportée à l'Union Soviétique |
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| Cher camarade, Je l'avoue: je suis bien jeune pour vous écrire. J'ai vécu personnellement dans l'espoir de la chute du communisme et dans l'admiration de Trotsky. Aujourd'hui, je fais des recherches sur votre politique. Je vous crois coupable de trois méfaits: - Vous avez privé les peuples d'Union soviétique de liberté en instaurant une dictature dite du prolétariat. - Vous avez exterminé la paysannerie russe (dékoulakisation) rendant ainsi votre pays dépendant en terme alimentaire. - Vous avez rétabli de fait le servage en utilisant les prisonniers du goulag pour vos grands projets industriels. Trotsky avait raison: l'URSS ne pouvait pas se passer de la technologie occidentale. N'est-ce pas la Mac Kee Corporation qui a livré les hauts-fourneaux de Magnitogorsk clés en main? Des firmes américaines et allemandes vous ont livré le matériel nécessaire à la réalisation de vos plans quinquennaux. Des techniciens étrangers sont venus vous aider dans les années 30. Sans la politique d'ouverture vers les démocraties du camarade Litvinov (ou Livtinov) entre 1922 et 1938, l'URSS n'aurait pas pu survivre, et la guerre aurait été perdue pour tout le monde. Cette politique fut reprise par Khroutchev qui a permis à l'URSS de survivre 30 ans de plus. Au fond, à Postdam, Truman vous a beaucoup déçu? En fait, camarade Staline, sans l'aide de l'Occident, parlerait-on encore de vous? Mes sincères respects. Présidence du Soviet Suprême du P.C.U.S. Palais du Kremlin Moscou, U.R.S.S Camarade Mart Delb, Vous devez vivre dans un pays où règne l'argent-roi, l'ultra-libéralisme, le capitalisme outrancier. Ce que vous me rapportez est faux; il s'agit de propagande occidentale qui prouve la supériorité du modèle socialiste sur le capitalisme, l'Union Soviétique ne doit rien, absolument rien, à l'Occident. Je compte, en premier lieu vous répondre concernant la politique agricole que j'ai menée. Il s'agit encore une fois d'un succès pour l'agriculture socialiste. D’après les enquêtes qui parlent des Koulaks, les paysans riches, c’est trois cent quatre-vingt-un mille familles, c’est-à-dire un million huit cent mille personnes, qui furent envoyées en exil. Un petit nombre d’entre eux fut envoyé dans les camps de travail ou des colonies de travail. Mais pourquoi avaient-ils été condamnés? Les riches paysans russes, les koulaks, avaient pendant des centaines d’années soumis les paysans pauvres à une oppression et à une exploitation sans limites. Sur cent vingt millions de paysans en 1927, dix millions de koulaks vivaient dans l’aisance tandis les cent dix millions restants étaient pauvres. Avant la Révolution, ils vivaient dans les conditions les plus misérables. La richesse des koulaks reposait sur les loyers et les taxes des paysans pauvres. Quand les paysans pauvres commencèrent de se regrouper en fermes collectives, la principale richesse des koulaks disparut. Mais les koulaks ne voulaient pas se déclarer battus. Ils essayèrent de restaurer l’exploitation en les affamant. Des groupes armés de koulaks attaquèrent les fermes collectives, tuèrent les paysans pauvres et les membres du Parti, mirent le feu aux champs et tuèrent le bétail. En provoquant la famine chez les paysans pauvres, les koulaks tentaient de maintenir la pauvreté et leurs puissances. Les évènements qui suivirent ne furent pas ceux qu’espéraient ces meurtriers. Cette fois, les paysans pauvres avaient le soutien de la Révolution et furent plus forts que les koulaks qui furent battus, emprisonnés, envoyés en exil et condamnés aux camps de travail. Sur dix millions de koulaks, un million huit cent mille furent exilés ou condamnés. Il y a pu avoir des injustices commises au cours de cette lutte des classes massive dans les campagnes soviétiques où participaient cent vingt millions de personnes. Mais pouvons-nous vraiment blâmer pour cela les pauvres et les opprimés, dans leur lutte pour une vie meilleure et pour assurer une vie meilleure à leurs enfants et pour qu’ils ne restent pas des affamés illettrés? Pouvons-nous vraiment les condamner pour ne pas avoir été suffisamment «civilisés» ou pour ne pas avoir eu assez de pitié? Qui peut condamner des gens qui, durant des centaines d’années, n’ont eu accès à aucun acquis de cette civilisation et les accuser de ne pas être civilisés? Les koulaks qui exploitaient les paysans pauvres, étaient-ils, eux, civilisés ou avaient-ils eu de la pitié pendant toutes ces années? En second lieu, ma politique en matière de répression. Vous en conviendrez, il faut commencer par la nature du système pénal soviétique. Après 1930, le système pénal soviétique consiste en un système de prisons, de camps de travail (goulag), de colonies de travail (goulag), de zones ouvertes spéciales et d’un système d’amendes. Ceux qui sont condamnée sont en général envoyés dans une prison normale et une enquête est faîte pour savoir s’ils sont innocents et dans ce cas relâchés, ou s’ils seront au contraire jugés. Un accusé qui passe au tribunal peut aussi bien être déclaré innocent (et relâché) qu'être condamné. S’il s’avérait qu’il soit condamné, il devrait, soit payer une amende, soit aller en prison ou, plus rarement, être exécuté. L’amende peut consister à ce que sa paye soit réduite pour une période donnée. Pour celui qui est envoyé en prison, il se retrouve dans différentes sortes de prisons en fonction du type de peine auquel il a été condamné. Dans les camps de travail du goulag, sont envoyés ceux qui ont commis de sérieux délits (homicide, vol, viol, crime économique, etc.) ainsi qu’une grande partie de condamnés pour activité contre-révolutionnaire. Les condamnés à une peine de trois ans peuvent aussi être envoyés dans ces camps de travail. Après avoir passé un certain temps dans les camps de travail, un prisonnier peut être déplacé dans une colonie de travail ou dans une zone spéciale ouverte. Les camps de travail sont des zones très larges où les prisonniers vivent et travaillent sous étroite surveillance. Travailler et ne pas être à la charge de la société est jugé nécessaire. Aucune personne en bonne santé ne reste sans travailler. Il y a ainsi cinquante-trois camps de travail en 1940. Il y a d’autre part quatre cent vingt-cinq colonies de travail. Ce sont des unités beaucoup plus petites que les camps de travail, avec un régime plus libre et moins surveillé. On y envoie ceux qui sont condamnés à des peines plus réduites et ceux qui ont commis des crimes et des délits politiques moins graves. Ils travaillent en liberté dans des usines ou à la campagne et sont mélangés à la société civile. Très souvent, le salaire est entièrement versé au prisonnier, de la même façon que les autres ouvriers. Les zones spéciales ouvertes sont généralement des zones agricoles pour ceux qui ont été exilés tels que les koulaks, expropriés pendant la collectivisation. D’autres personnes jugées coupables de crimes ou de délits politiques mineurs peuvent aussi purger leurs peines dans ces zones. Salutations socialistes, Joseph Staline |
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