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Au Camarade Joseph Staline,
Présidence du Soviet Suprême du P.C.U.S.
Palais du Kremlin
Moscou, URSS
Camarade,
Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j'ai eu connaissance, via des «milieux
autorisés», de quelques rumeurs vous concernant!
Est-il exact que, craignant pour votre vie, vous ayez décidé de passer
chaque nuit dans un lieu différent et, de préférence, hautement
sécurisé et tenu secret?
Je sais bien que votre mort est souhaitée par vos nombreux ennemis, mais ne
développez-vous pas là, cher secrétaire général
du parti, une paranoïa excessive?
En espérant avoir une réponse de votre part, je demeurerai fidèle
au parti.
M. Thorez
Camarade Thorez,
Votre lettre me déçoit vraimenent car elle est fondée
sur des rumeurs lancées par les pays ennemis du Prolétariat.
Joseph Staline
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