Dialogue avec la rédaction |
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| Au très industrieux et très
diligent Philibert Delapravda Cher monsieur, Je reçois avec joie et un grand intérêt toutes les missives que vous me faites si généreusement suivre, et me déclare hautement satisfait de la teneur de mes échanges avec les correspondants de DIALOGUS. J'observe cependant que vous m'avez fait parvenir les dernières missives en omettant d'y inclure les noms patronymiques des penseurs qui m'écrivent. Or une coutume hollandaise dicte le protocole d'une interpellation pré-épistolaire explicite adressée au correspondant, où on lui signale d'une façon directe et superlative les traits saillants de notre admiration et de notre amitié pour lui. J'essaie de m'accoutumer à la disparition en votre temps de cette belle pratique mais cela me coûte fort. Et, en l'absence de toute désignation patronymique explicite, je suis réduit à interpeller mon correspondant d'un lapidaire "Monsieur" qui circonscrit le danger de le titrer trop haut ou trop bas, mais a le regrettable avatar d'une rudesse de ton dont je me vois contrit de déclarer que je suis inapte à l'acquérir. Vous serait-il possible de remédier à cet infime contrariété. Je vous remercie par avance de votre générosité et de votre mansuétude. Benedict de Spinoza |
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| Cher Monsieur Spinoza, Malheureusement la rapidité des communications qui caractérise notre époque dite «avancée» ne comporte pas que des avantages. Vous avez certainement constaté que les échanges se limitent souvent à leur plus simple expression, peu de formules de politesse et de préambules, le lecteur en vient directement et rapidement au but de son intervention en oubliant le reste. Ce phénomène se retrouve également dans la signature qui ne semble plus pour plusieurs être une forme de politesse élémentaire. En effet, on semble croire que l'adresse de la résidence électronique fait automatiquement acte de signature ce qui n'est pas toujours le cas. Il est parfois très difficile, voire impossible de déchiffrer une signature ou un nom dans l'adresse de la personne qui vous écrit par l'entremise de Dialogus. Lorsque cela est possible, j'essaie d'ajouter le nom de votre correspondant au bas de sa missive. Dans le cas qui nous occupe, j'ai probablement omis soit de copier directement la signature en vous transmettant votre question ou de la transcrire au bas de votre message à partir de l'adresse de votre correspondant. Je m'en excuse sincèrement et je vais y porter une attention particulière, croyez-moi. Je vous remercie de me l'avoir signalé et n'hésitez pas à me faire part de tous autres commentaires ou suggestions quant à la gestion de notre site. Sachez, Monsieur Spinoza, que votre présence parmi nous est un privilège qui nous honore et que mon travail consiste à faciliter le vôtre. Votre tout dévoué, Philibert Delapravda Éditeur adjoint |
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| Au très généreux
et très affable Philibert Delapravda Je prends acte de vos contraintes et vous remercie de votre célérité industrieuse. Vous êtes le cicérone de choix qui fait de ma visite du monde du futur une escapade joyeuse. Vôtre, Benedict de Spinoza |
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