Mouvements cycliques |
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| C'est seulement l'observateur en nous qui, pour élaborer une conception, se doit de mettre des «marqueurs» arbitraires, sans quoi sa pensée n'aurait ni queue ni tête et serait à toutes fins pratiques, incommunicable. Je doute que la nature possède quelque notion que ce soit de début et de fin. Nous donnons une naissance à l'univers «Big Bang» et certains parlent de «Big Crunch», un retour vers l'arrière, mais j'ai le sentiment que la nature n'a jamais connue de naissance et par conséquent ne connaîtra jamais de mort. De notre point de vue, de part notre expérience, nous savons que nous sommes nés et que nous allons mourir. Il semble en être de même pour tout ce qui nous est observable et que, d'une simple déduction, nous pouvons dire que RIEN n'est éternel! C'est là que je fais intervenir ma notion de vacuité: RIEN, serait cet être qui, d'un point de vue dualiste, n'a aucune chance d'exister. | ||||
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| Vos vues sur la caractère incréé du monde s'accordent mal avec cette idée un peu confuse de «marqueurs arbitraires» dont vous vous aviserez, si vous l'analysez avec la rigueur requise, qu'elle réintroduit l'idée de «création» dans l'espace subjectif. Le caractère incréé du monde n'élimine pas pour autant la réalité des attributs de la substance qui, quoique se donnant à l'observation de nos sensibilités perceptibles, n'en est pas moins saillante en soi. Spinoza |
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