Michel Bouriau
écrit à

   


Socrate

     
   

Unité

    Cher Socrate,

Ne crois-tu pas que cette histoire de dualité âme-corps est un leurre, ne crois-tu pas que nous ne faisons qu'un avec l'univers avec lequel nous fusionnons, ne crois-tu pas que le rien seul permet cette fusion?
 

Ce qui permet la fusion dont tu parles, ce n'est pas le rien mais l'être.

Sinon, moi ces histoires d'âme et de corps, je trouve un peu que ce sont des croquignoles à Platon. Ce qui compte pour moi est bien plus que la totalité de l'existence fonctionne comme une destinée humaine.

Quelque part, s'il faut en venir à composer avec les philosophes tapageurs du monde moderne, j'ai plus de respect pour la volonté de puissance mondaine à la Nietzsche que pour l'âme à la Platon.

Entre nous.

Socrate
 


Mon cher Socrate,

Mais comment peux-tu déjà connaître Nietzsche? A moins que nous ne soyons dans ce temps intemporel de l'inconscient ou le contraire: c'est le vide qui permet à l'Être d'être dans sa totalité et son unité... mais bon , heureusement que je t'aime pour m'avoir ôté tous mes complexes de ne rien savoir, que j'aime cette pensée en marche qui vit sans stagnation fétide, que j'admire ta façon de permettre à quiconque d'apprendre que s'il ne sait rien c'est après avoir découvert qu'il est capable d'utiliser lui-même toute son intelligence... Donc merci à toi...
 


Je t'écris depuis mon temps... mais mes petits copains de Dialogus, dont Nietzsche lui-même, me tuyautent par moments. Il n'y a que Platon qui m'évite. Je le comprends bien, tiens...

Socrate