Suite à: quelle surprise!
       

       
         
         

Benoit C.

      Suite au message intitulé «Quelle surprise!», j'ajouterais que le regard des autres, qui souvent ne nous renvoie pas l'image que l'on a de nous-mêmes, n'a-t-il pas son importance? Alors comment savoir quelle interprétation est la bonne? Pouvons-nous, parce que nous sommes nous-mêmes, nous connaître?

Mais ne serait-il pas imprudent
d'ajouter qu'on peut, en tant que subjectivité, se connaître soi-même? En d'autres termes, pouvons-nous nous juger sans nous rabaisser ou nous mettre sur un piédestal? Cela rejoindrait-il le sujet, si on disait: il est très difficile à un sujet de se connaître car se découvrant lui-même, il ne pourra avoir qu'un point de vue propre et donc erroné d'un point de vue universel?

Car si on suit une des interprétations de la si brillante allégorie de la caverne, ne peut-on dire qu'il est nécessaire que l'on nous montre la voie, la marche à suivre?

Toujours dans cette optique de nécessité d'avoir une personne déjà éclairée qui nous montre le chemin, ne peut-on pas dire: Si quelqu'un d'autre doit me montrer le chemin et si cela, je ne l'avais déjà fait, n'est-ce pas un supplice? Une trop profonde rupture de mon point de vue sur moi-même?

J'ai peur de m'égarer et que cela réponde à la question: PEUT-ON apprendre à devenir soi-même?

Benoit C.
         
         

Socrate

      Si le fond de la connaissance de soi est la prise de conscience de notre besoin de l'autre, je suis obligé de susurrer d'un ton acide que ton développement sent son sophisme à dix stades...

Socrate
         
         

Benoit C.

      Je le savais! Grrrr! Est-ce donc si flagrant? Que puis-je répondre... c'est exact! J'ai beaucoup de mal à adhérer au philosophisme mais cela fait-il pour autant de moi un sophiste?

J'attendais cette réponse car il est vrai que plutôt que de développer une idée j'en ai critiqué une autre... la bévue!

Si vous vouliez avoir une discussion avec moi, peut-être votre disciple écrira-t-il le dialogue entre Socrate et Benoit qui sait!

Cela voudrait-il dire que je me considère comme digne d'un livre... qu'en sais-je! Montrez-moi le chemin mon cher!

Le dialogue avec vous doit être des plus intéressants! Puisque vous êtes la réflexion incarnée, guidez-moi dans ce monde qui n'est pas le mien!

Mais le voudrez-vous?

Benoit C.
         
         

Socrate

      Bien sûr et avec plaisir. C'est assez simple en fait. Tu te débats, cher Benoît, dans le «philosophisme» et en oublie tout simplement la philosophie. Il faut se concentrer avec humilité et sans excès verbaux sur le problème à résoudre. La substance prime quand même un peu sur le blabla, en philosophie...

Alors je te pose une question simplement et tu me réponds tout aussi simplement. Se connaître soi-même à travers les autres, pourquoi pas?

Socrate