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Socrate

     
   

Se connaître, et après?

   

Salut Socrate,

Alors, voilà mon histoire. Pauvre petit élève de TS, mon prof de philo m'apprend, par un beau matin de novembre, qu'il attend de moi une réponse à la question suivante, «Que gagne-t-on à se connaître?». Courageux, une fois rentré chez moi, je m'empare d'une feuille et d'un stylo et, bien décidé à en finir le plus rapidement possible, je m'attable devant ma feuille. Et c'est alors que survient le drame. La page blanche. Pas une idée. Ou plutôt trop d'idées. Comment problématiser la question? Après deux semaines de recherche intensive, une interrogation commence à apparaître. La connaissance de soi est-elle un but en elle-même ou n'est-elle qu'un moyen de parvenir à d'autres buts? Car, la connaissance de soi est un accomplissement, puisqu'elle me permet de connaître mes limites et mes capacités, et dès lors d'avoir un regard le plus objectif possible sur moi-même pour me juger. Mais il semble qu'elle soit aussi un moyen de parvenir à d'autres buts. Comment en effet comprendre le monde si je ne me comprends pas, si je ne me connais pas? En outre, me connaître n'est-il pas le meilleur moyen de connaître les autres, les hommes, mes égaux? C'est donc sur cette piste que je lance mes réflexions, mais il me semble intéressant de connaître sur le sujet l'avis de l'auteur du célèbre «Connais-toi toi-même».

Merci d'avance,

Philosophiquement (ou du moins en essayant...)

Yann


Essaie de répondre à la converse: que perd-on tant à ne pas se connaître?

Socrate