Fabien Seguin
écrit à

   


Socrate

     
   

Platon

    Cher Socrate,

Ne trouves-tu pas que Platon a «merdé» par sa volonté de faire école en fondant l'Académie? Moi, je trouve que cette volonté, ainsi que le fait d'écrire tous ces dialogues, dénote une impertinence et une inconséquence graves sur le plan de la pensée: c'est de n'avoir pas conscience du caractère labile de celle-ci. Montaigne avait cette conscience par exemple, lui qui prétendait ne faire «qu'enrôler ses fantaisies» dans ses essais. Mais Platon ne semble même pas y avoir pensé.

Platon s'est planté, c'est clair. Et il m'a érigé en guignol immortel sur son tréteau délirant dans le mouvement. Un jeune garçon si charmant, pourtant. Justement: un enjôleur.

Socrate