Le coq d'Asclépios |
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| Socrate, Permets-moi d'abord de te signifier ma profonde et sincère admiration. Cela étant dit, voici ma question. Tu ne le sais peut-être pas encore, et je m'en veux de te forcer à pénétrer toi-même dans ton intimité future en me tenant la main alors même que tu ne me connais pas, mais tes disciples ont rapporté que tes dernières paroles avaient été: «Nous sommes le débiteur d'Asclépios pour un coq». Quel était ce coq? S'agissait-il d'un sacrifice dont tu étais redevable envers le dieu et dont tu ne t'étais pas acquitté? Il y a des personnes à l'époque où je vis qui prétendent que tu as prononcé cette phrase en proie au délire, craignant soudain de n'être pas bien vu des dieux au seuil de la mort. Mais ce geste peureux te sied mal, et je veux croire que cette phrase signifie en réalité autre chose. Sauras-tu me dire quoi? Merci. Benjamin |
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| Ces événements sont futurs pour moi. Donc, je
ne puis les commenter de façon assurée. Mais ma position est bien que
ce n'est pas parce qu'on est à mourir qu'il faut laisser les affaires domestiques
péricliter. Tu ne penses pas, beau Benjamin? Socrate |