Michel Bouriau
écrit à

   


Socrate

     
   

Grec ancien

    Mon cher Socrate,

Je crains fort que mon problème ne te concerne pas vraiment mais peut-être pourras-tu m'aider. Je suppose que tu connais Homère et que tu n'ignores rien de l'histoire d'Ulysse. Donc voici mon problème: à la fin du chant cinq de l'Odyssée, Ulysse est au coeur de la plus terrible des tempêtes, il n'en peut vraiment plus, son radeau vole en éclat et il décide alors de faire confiance à la mouette Ino-Leucothéa qui lui confie un voile en lui recommandant de le placer «sur» sa poitrine. Or, quelques instants plus tard, Ulysse le met «sous» sa poitrine. J'essaie de faire une lecture au second degré de l'Odyssée si bien que le déplacement «sur / sous» de ce voile insignifiant pourrait bien me donner une indication d'un outil thérapeutique du style psychanalytique. Mais pour cela, il faudrait que je sois sûre de la traduction de ces deux prépositions «sur» et «sous» (édition La Pléiade). Quels sont les termes grecs véritablement employés et que signifient-ils exactement? Pourrais-tu m'aider ou connaîtrais-tu quelqu'un qui le puisse? Je te remercie, moi qui ne sais vraiment rien quant au savoir conscient mais mon inconscient par contre, il en sait des choses, comme le dit si bien la Pythie de Delphes...
 

Sur se dit: sur.
Sous se dit: sous.
Je crains de ne pouvoir t'en dire plus par crainte de la perte en traduction*

Socrate

* Monsieur Socrate, qui n'écrit jamais, crie ses réponses depuis une caverne spéciale un peu basse de plafond au fond de laquelle est arrimé un capteur Dialogus. La traduction automatique depuis le vieux dialecte du Péloponnèse ayant la préférence de monsieur Socrate dans ses harangues formelles et notre langue se fait automatiquement à l'insu de monsieur Socrate. Cela rend toutes considérations linguistiques assez ardues à traiter avec ce prestigieux correspondant. La rédaction vous remercie de votre mansuétude. - NDLR
 


Oui, bien sûr, comment savoir quand on ne sait rien... néanmoins grand merci de m'avoir lue!
 


Entendue, douce inconnue, entendue...

Socrate
 


Quelle douceur soudaine dans le ton! N’oublie pas que seuls les jeunes hommes etc… etc...