Stephie
écrit à

   


Socrate

     
   

Cher maître

    De retour sur vos dialogues, je remarque et apprécie leur abondance. Évidemment, je ne parle pas du contenu; ainsi de retour je ne puis que constater le peu de sérieux et d'investigations dont sont coupables vos réponses, je leur prête tout de même quelques touches fantaisistes et divertissantes et aussi... STOP! Justement ce ton, cette verve et ce style que vous empruntez ne sont que rhétorique et démagogie; j'aimerais afin de respecter votre homonyme que vous soyez piquant et cinglant, que vous vous révoltiez, que vos premiers écrits soient gênants... N'oubliez pas: corruption de la jeunesse mais don du coq, l'union, l'ambiguïté, la quête d'une Unité, cela devrait vous caractériser, Monsieur. Supportez-vous de vous faire traiter de sophiste? N'êtes-vous point le fils de Gorgias?

Bien, en parlant d'union, pensez-vous que l'androgyne qui semble illustrer un sentiment fatalement humain de manque et de solitude ne pourrait pas être à part entière une théorie platonicienne de l'Un; de quête vers une unité perdue? Dans cet état originaire on peut voir le Beau, le Bien.

L'androgyne ne serait-il pas l'habitant du monde des Idées? L'être libéré de son corps qui est sa prison et libéré de la fatalité de la solitude et d'une quête sans fin. Il ne serait plus «l'être-là», mais l'être. Idéal de l'androgyne dans lequel l'androgyne est la réunion des contraires, est-il ce que l'être recherche, ou est-ce que l'androgyne est l'être qui ne cherche plus? J'ai d'autres questions sur la force que l'être humain tire de cette recherche fatalement vaine, mais voyons déjà ce que vous pouvez me dire.

steph gnosis



Cher glosateur,

C'est le fait que je te pousse à me dicter du plus profond de ton antre qui est le vrai Socrate qui fait de moi le seul et unique vrai Socrate...

Socrate



Pourquoi ne pas me répondre sur votre site ou pourquoi ne pas me prendre comme apprenti et pourquoi cette réponse me plaît-elle?

Merci de croire que quelque chose peut venir de mon antre.