Votre amour pour François-Joseph |
||||
![]() |
||||
| Je croyais que votre amour pour François-Joseph ressemblait
à un vrai conte de fée! En effet, dans les trois films réalisés
en votre hommage, c'est cet amour qui nous donne plaisir à regarder encore
et encore cette romance. Mais il faut être réaliste, les films sont
toujours romancés. Je suis si heureuse de pouvoir communiquer avec vous, et
je vous trouve si courageuse malgré tous vos malheurs. J'ai des origines autrichiennes
et je suis allée visiter la Bavière, que j'ai trouvée d'ailleurs
si belle! J'aimerais y retourner pour pouvoir visiter les lieux où vous avez
vécu! Je crois que je me sens très proche de vous! J'aimerais beaucoup
que vous me répondiez, j'en serais honorée... Amicalement, Magali |
||||
| Ma chère âme, Malheureusement, en grandissant, on apprend vite à ne plus croire aux contes de fée! Mais il ne faut pas cesser de rêver pour autant, le rêve et la poésie sont l'essence même de la vie. L'amour a bien existé entre moi et Franz, mais c'était un amour d'adolescente, un amour idéalisé qui s'est éteint à la première déception. Toutefois, il a été remplacé par une grande tendresse, de la confiance et un respect mutuels qui demeurent des éléments essentiels d'un mariage, et qui manquent souvent même dans une union dite «d'amour». C'est ce qui explique pourquoi mon époux et moi avons toujours plaisir à nous retrouver après l'un de mes voyages, même si nous nous portons parfois un peu sur les nerfs au bout de quelques jours, faute d'intérêts communs à partager... La Bavière est une région merveilleuse, ses montagnes et ses forêts sont un véritable poème de Dieu. Si vous désirez visiter les endroits où j'ai vécu et où je retourne encore parfois, il y a évidemment Possenhofen, sur le lac de Starnberg, près de Feldafing. Nous passions également tous nos hivers à Munich, que mon oncle le roi Louis 1er a embellie tout au long de son règne. Et en souvenir de mon cher cousin le roi Louis II de Bavière, je vous engage à visiter également l'Ile des Roses, où il aimait se retirer dans la solitude. Il a bien sûr construit des merveilles, comme ce palais de contes de fée qu'est Neuchwanstein, véritable nid d'aigle à flanc de montagne, mais l'Ile des Roses était son refuge, et l'endroit où je déposais parfois des messages pour lui lorsqu'il était absent. Son souvenir y est très vivant. Amicalement, Élisabeth |