Christelle
écrit à

   


L'Impératrice Sissi

     
   

L'une de vos descendantes?

    Bonjour,

J'écris ce texte parce qu'une question me trotte dans la tête depuis quelque temps. Beaucoup de gens disent que je vous ressemble. De plus je suis passionnée par les voyages, l'Autriche et tout ce qui a un rapport avec vous. Autre fait étrange: dans ma famille, il a existé une femme appellée Giselle et qui vivait en Autriche. Avec tous ces faits réunis, une amie m'a donné une idée et j'aimerais en savoir plus. Voilà: serait-il possible, comme me le suggère ma copine, que je sois l'une de vos descendantes?
 
Merci de me répondre quand vous en aurez le temps.
 
Christelle

Chère Christelle,

Comme je le rappelle souvent à mes correspondants, je vous écris directement depuis l’année 1898. Il m’est impossible de savoir, au moment où je vous écris, quelle sera ma descendance et à quel endroit elle s’établira dans l’avenir.

Je puis vous assurer que pour l’instant, je n’ai aucune petite-fille ou arrière-petite-fille prénommée Gisèle vivant en Autriche. Aucune des filles de Valérie ne se prénomme Gisèle et Erszi, la fille de Rodolphe, n’est pas encore mariée. Ma fille Gisèle vit en Bavière, et au moment où je vous écris, elle n’a eu que deux petites-filles (donc mes deux arrière-petites-filles) prénommées Gisèle comme elle. Il s’agit de Gisèle, fille d’Élisabeth comtesse Seefried. La pauvre enfant est née en janvier 1895 et n’a vécu que quelques jours. «L’autre» Gisèle est la fille d’Augusta, qui a épousé l’archiduc Joseph, comte palatin de Hongrie en 1893. La petite est née l’an dernier, en Hongrie, mais n’a que des ennuis de santé depuis sa naissance, au grand désespoir de ses parents et je crains qu’elle ne vive pas très longtemps.

Voilà toutes les informations que je puis vous donner, chère Christelle. Je vous souhaite du succès dans vos recherches. Mais vous savez, chère amie, avec le lien que nous avons développé vous et moi au rythme de notre correspondance, vous n’avez nul besoin de vous réclamer d’une ascendance directe avec ma personne physique. Il suffit que nos âmes soient liées et sachent se comprendre, par-delà le temps et les siècles. N’est-ce pas là l’important?

Amicalement,

Élisabeth