Les querelles politiques
       

       
         
         

Nathalie

      À Sa Majesté l'Impératrice d'Autriche et Reine de Hongrie,

Chère Sissi,

Il y a pas mal longtemps que je ne vous avais pas écrit. Je ne pensais plus le faire car j'avais peur de vous ennuyer, malgré les merveilleuses réponses qu'antérieurement vous avez bien voulu faire à mes longues lettres...

Mais je pense beaucoup à vous ces temps-ci et vous sourirez de savoir pourquoi... C'est que c'est période électorale dans mon beau pays le Canada (bien que je préfère dire que ma véritable patrie est le Québec, qui, malheureusement, encore aujourd'hui, n'est qu'une simple province du Canada comme les autres.) C'est comme pour la Bavière mais à l'envers, qui de Royaume autonome qu'elle était, est devenue un simple lander (province en allemand) de l'État fédéral d'Allemagne. (Eh oui, la Prusse et la Bavière sont aujourd'hui réunies et forment ensemble l'Allemagne, ces deux ennemies jurées d'hier sont devenues un seul et même pays!) Alors que le Québec devrait être depuis longtemps une république totalement souveraine politiquement, il n'est encore qu'une province comme les autres... Comme la Hongrie a su devenir aussi importante que l'Autriche grâce à votre amour et votre appui indéfectible à la cause du Compromis austro-hongrois, j'aimerais qu'un jour apparaisse dans le décor quelqu'un d'aussi charismatique que vous (mais une telle merveille que vous, la Belle Providence, peut-elle exister pour nous les Québécois, comme pour les Hongrois rebelles et insoumis? Je crains bien que non, sinon, cette personne providentielle se serait déjà manifestée à nous)...

Non, pour l'instant, tout ici n'est que querelles de politicailleries et que scandales financiers et immoraux! Pourtant on dit partout à travers le monde que le Canada est le meilleur pays au monde! LA Démocratie idéale... Une démocratie, soit, mais tout de même une MONARCHIE, bien que la reine du Canada (qui est aussi Reine de Grande-Bretagne) n'exerce plus que des pouvoirs honorifiques et que tous les pouvoirs législatifs et exécutifs sont entre les mains (SALES) du Premier ministre qui est bien sûr un homme... Et ce n'est pas une reine de coeur que cette Élisabeth-là: c'est la belle-mère envahissante et impitoyable de la défunte et très regrettée princesse Diana, dont Votre Majesté a tant entendu parler et qui lui ressemble à tant de points de vue, tant par la beauté physique extraordinaire et les troubles alimentaires que par ses déboires conjugaux et familiaux avec un mari qui la trompait et avec sa... belle-mère acariâtre et opportuniste, qui elle aussi la considérait comme une jolie potiche prestigieuse à montrer à la foule et une poulinière royale pour les héritiers de l'Empire!!!

N'ayant donc aucun espoir d'avoir au moins le bonheur d'être gouvernés un jour par une jeune, belle et aimante reine, ce dernier espoir étant mort avec la princesse Diana (NOTRE reine des coeurs qui hélas ne sera jamais reine), nous aimerions au moins pouvoir faire accepter au reste du Canada que nous, Québécois de langue française noyés dans l'océan anglo-saxon de l'Amérique, sommes un peuple distinct et particulier qui mérite un traitement particulier... Mais c'est trop demander à des gens par trop différents de nous dans leur mentalité impérialiste... Le droit d'un peuple à l'autonomie ne les séduit guère, ils préfèrent faire croire hypocritement qu'ils nous aiment (alors qu'ils nous méprisent secrètement et parfois même très ouvertement) pour mieux pouvoir profiter de nos grandes ressources naturelles et humaines à bon prix...

Mais vous, chère Erzsébet, en tant que Reine de Hongrie par la force de l'amour, qui est aussi Impératrice d'Autriche par la force des choses, et Bavaroise de naissance, que pensez-vous du droit à l'autodétermination et à la souveraineté politique de tout peuple distinct (par sa langue et sa culture) écrasé de toutes parts par les forces impérialistes d'un pays qui a toujours cherché à l'amoindrir? Parlez-nous donc davantage de ces héros de l'autonomie hongroise qu'ont été Ferenc Déak et Gyula Andrassy (et pourquoi on surnomma ce dernier «le beau pendu» hongrois?) Et pourquoi vous être désintéressée de la cause hongroise dès lors que François-Joseph a nommé Andrassy ministre des Affaires étrangères? Ne saviez-vous pas que la politique uniquement menée par les hommes fini toujours en catastrophe?

Merci de votre éventuelle réponse, gracieuse Majesté plus belle et immaculée que le lys de notre drapeau québécois!

Votre amie Nathalie la Québécoise rebelle
comme vous et fière de l'être
         
         

Impératrice Sissi

      Chère, très chère Nathalie,

Que de foi, que d’idéalisme dans vos propos! Et quel amour de votre patrie filtre sous votre plume! J’étais ainsi à votre âge, je croyais que l’amour pouvait changer le monde, que la foi pouvait transporter les montagnes! Je me suis rendu compte avec les années que les montagnes sont parfois bien lourdes à déplacer, et que l’amour ne répond pas toujours nécessairement à l’amour. N’y a-t-il pas eu de fortes commotions dernièrement en Hongrie, à l’annonce de la mort de Kossuth? La politique est décidément bien ingrate.

Ma chère enfant, j’ai trop peu de respect pour la politique et pour ceux qui la font désormais pour avoir le désir de m’en mêler. J’observe de loin, mais je n’interviens plus. Après avoir suivi des années les conseils avisés d’un pur-sang hongrois qui a sorti de l’ornière le lourd chariot de l’État, mon époux prête désormais l’oreille aux propos d’un gros ânon bête et bâté, ce qui a achevé de me dégoûter. Kalnoky et Taafe n’ont fait que démolir pièce par pièce le travail de titans que s’était imposé Andrássy (dont je vous ai parlé plus longuement dans une lettre intitulée «le comte Andrássy») et, voyant mes appels à la prudence repoussés par l’empereur, j’ai décidé de m’imposer le silence. J’ai été si déçue que je tiens désormais pour erronée toute forme d’engagement. À la vérité, il n’est rien de plus ridicule que les enthousiasmes des hommes. Les enthousiastes sont les gens les plus insupportables; il faut donc renoncer à l’action. Seul est éternel ce qui n’est pas survenu.

Chère Nathalie, mon combat pour la Hongrie a prouvé que je suis, par nature, favorable à l’autodétermination des peuples… à la condition que ces peuples sachent quoi en faire! La Hongrie le savait, elle avait déjà connu ce que c’était qu’une constitution millénaire, une place à part dans l’Empire. En 1867, elle n’a fait que récupérer une certaine souveraineté qu’elle avait perdue en 1848. À peine une vingtaine d’années. Mais voyez en Italie: chacun des pays qui la composent, Modène, Parme, Toscane, Vénétie, Naples, qui se voulaient fiers et indépendants et qui ont chassé leurs souverains héréditaires… Ils se sont tous placés d’eux-mêmes sous la férule du roi Victor-Emmanuel. Et la Bohême, et tous ces Slaves qui demandent un statut quasi-identique à celui de la Hongrie, qu’en feraient-ils s’ils l’obtenaient? Les Slaves ne doivent rien à d’autres qu’aux Slaves, et on ne peut guère se fier à eux. Pardonnez-moi l’analogie, mais ce doit probablement être ainsi que le reste du Canada saisit les revendications de votre beau Québec, et de ce point de vue, je puis comprendre leur méfiance. Mais ne vous offusquez pas de ma réponse, chère amie. Je suis si détachée des questions politiques de mon propre siècle alors pensez donc, analyser la situation d’un pays qui m’est inconnu, et au XXIe siècle en plus! Je ne suis décidément pas «à la page»! Mais je vois cependant que j’avais raison, lorsque j’ai écrit ma lettre aux âmes du futur en 1890: Il n’y aura pas plus de bonheur, c’est-à-dire de liberté, durant votre siècle que durant le mien. Ainsi ira sans doute le monde tant et aussi longtemps que la politique sera affaire de tête et non de cœur.

Amitiés,
Élisabeth
         
         

Nathalie

      À Sa Majesté l'Impératrice d'Autriche et Reine de Hongrie,

Chère Sissi,

Pardonnez-moi de vous appeler ainsi familièrement de votre surnom Sissi, mais je me plais à croire que nous avons une correspondance d'âme à âme vous et moi et je crois que les âmes soeurs peuvent s'appeler par leur surnom respectif... Si vous voulez savoir mon propre surnom, eh bien c'est Thalie (comme la muse de la comédie chez les Grecs. Je sais en passant que vous avez une belle statue de Thalie, qui porte dans sa main un masque tragi-comique, sur le parvis de votre terrasse à l'Achilleion de Corfou... En passant, pour l'avoir vue en photo, je la trouve très belle votre statue de Thalie, toute aussi réussie que les huit autres muses qui remplacent les Cariatides entre les colonnes de votre bel Achilleion... Qui l'avait sculptée? Je sais que l'Achilleion a été construit selon les plans de feu votre très cher ami le baron Warsberg. Je m'intéresse de très près à l'architecture du dix-neuvième siècle, comme vous pouvez le constater... Mais je m'intéresse d'abord de très près à tout ce qui vous touche, raffinée Sissi...)

Pour ce qui est de la politique, vous avez raison, la raison de mon engouement pour ma patrie (le Québec et non le Canada) tient au fait que je suis encore jeune et que selon moi, tous les espoirs d'Indépendance sont encore permis... Je trouve cela exaltant de penser que nous pourrions éventuellement participer en tant que peuple (québécois) à la Déclaration d'Indépendance de notre VRAIE patrie (tellement différente quant à sa langue et sa culture que celle du Canada anglais, protestant et rigide, alors que nous les Québécois sommes très latins, c'est-à-dire pas mal plus portés vers la fête et la convivialité... Mais d'aucuns seront peut-être -sûrement, dans le cas de anglo-canadiens- en désaccord avec moi, mais, entre vous et moi, Sissi, je m'en moque éperdument même si je les respecte dans leurs différences, moi...) Une déclaration d'Indépendance est un événement historique qui ne se produit bien sûr qu'une seule fois dans la vie d'un peuple et c'est cette perspective festive qui m'enchante tant... La suite de la fête, il est cependant vrai, me fait un peu peur, car c'est le VRAI peuple, c'est-à-dire les gens de la classe moyenne et les plus pauvres, plus quelques bourgeois mais pas parmi les plus riches bourgeois, qui veulent de l'Indépendance, probablement pour se prouver qu'ils ont une importance en tant que simples individus qui feraient partie d'un peuple indépendant et ayant droit au chapitre dans les décisions internationales, qui sont présentement entre les mains des gens du gouvernement fédéral canadien, bien qu'en matière de langue française et de culture, le Québec lui-même participe à part entière à plusieurs organismes gérant les questions linguistiques et culturelles spécifiques à notre nation... Mais il n'y a aucun représentant du peuple québécois en tant que tel qui siège à l'Organisation des Nations Unies, l'organisme international le plus important qui gère presque tous les conflits de la planète, bien que les États-Unis d'Amérique en mènent pas mal large ces temps-ci, sans même prendre la peine d'écouter le reste de l'Univers... C'est en fait un Empire presque monarchique bien que ce soit dans les faits une République... Mais comme elle compte 350 millions de gens, en général les plus nantis du monde contemporain, alors cela s'explique... Mais c'est assez embêtant pour les autres nations, surtout les plus petites (en nombre, bien sûr, car le Québec est quatre fois plus grand que la France à lui seul, alors...) qui sont souvent pacifiques (c'est le cas des Québécois) mais qui n'ont pas droit au chapitre quand vient le temps d'envahir ou non un pays...

À date, les Québécois se sont toujours opposés à être des envahisseurs et même à déclarer des guerres, même quand ces dernières étaient presque essentielles, avec comme résultat que nous étions toujours CONSCRITS par l'Armée canadienne gérée par l'État CANADIEN... Mais bon, assez parlé de ces navrantes guerres qui, comme vous le dites si bien, douce Sissi, sont les mêmes horreurs sanglantes et le plus souvent inutiles que celles de votre temps... Sauf qu'en tant que démocratie parlementaire, nous, simples citoyens du Québec, aurions voix au chapitre dans les décisions si nous étions indépendants de la reine du Canada, qui n'est nulle autre que la descendante de cette «bonne grosse Victoria», en l'occurrence Sa Majesté Élisabeth II d'Angleterre, couronnée en 1952...

Dans cette famille royale, je n'aimais que Lady Diana Spencer, qui malgré les tracas perpétuels que lui ont causé sa belle-famille et surtout son mari infidèle dès le début de leur mariage, a su garder sa dignité, surtout vers la fin de sa vie, où elle a su réconforter bien des malades et s'élever contre les mines antipersonnelles, ces engins de guerre diaboliques des plus modernes qui vous déchiquètent une personne en moins de deux... C'est horrible, hein, chère Sissi... Oui, vous aviez un million de fois raison de dire que la paix et la liberté si précieuse à chaque être humain sur cette Terre n'est pas plus présente dans notre monde d'aujourd'hui qu'à votre époque, malheureusement vous avez un sens de divination hors du commun, perspicace Sissi...

Sur ce, Votre Majesté, permettez-moi de vous saluer bien bas, en humble mais fière simple citoyenne du Québec que je suis...

Thalie
         
         

Impératrice Sissi

      Chère Thalie,

Permettez-moi d'être un peu amusée par votre surnom car il m'a d'abord fait penser à… Katharina Schratt!

C'est que marche à tes côtés
Celle qui règne sur ton coeur
C'est la noble fille de Thalie
Qui ensorcela tes sens!


J'ai écrit ces vers un peu moqueurs vers 1887, lorsque Franz et l'Amie ont commencé à se voir plus assidûment – avec ma bénédiction d'ailleurs. «La noble fille de Thalie» fait évidemment référence à son état de comédienne. La statue de Thalie, comme celles des huit autres Muses de l'Achilléion d'ailleurs, a été sculptée par Canova et faisait partie de la collection du prince Borghèse. Il a fait banqueroute et il a dû vendre ses dieux, n'est-ce pas terrible? Aujourd'hui, même les dieux sont à vendre, ils sont devenus esclaves de l'argent! Pauline Bonaparte aurait posé pour la statue de Terpsichore. Je l'ai placée tout près de la statue d'Apollon qui la considère, ma foi, d'un oeil fort tendre. Mais vous serez sans doute triste d'apprendre que depuis 1893, l'Achilléion est à l'abandon, vidé de ses meubles, et que j'ai demandé à mon agent en Amérique d'essayer de trouver un acheteur. Voyez-vous, lorsque j'ai vu cette magnifique hauteur sur la baie de Gastouri, avec ses paysages féeriques et cette langue grecque si chantante que l'on entend partout, j'ai voulu en faire l'Achilléion et je le regrette aujourd'hui.

Un château serait comme une alliance
Alors que l'amour n'est qu'errance


Ce riche acheteur américain que j'espère m'amène vers un autre sujet abordé dans votre lettre: l'hégémonie américaine que vous semblez hautement déplorer. Comme c'est étrange: à l'époque où je vis, ces États-Unis d'Amérique à peine sortis de la Guerre de Sécession ne promettent guère de devenir une grande puissance! Même leur intervention auprès de Juarez, en 1867, n'a pas empêché ce dernier de faire fusiller notre pauvre Maximilien, éphémère et malheureux empereur du Mexique. Preuve que ce pays, pour l'instant, n'effraie personne et n'a guère de poids dans la balance internationale. Seule l'Europe «compte», à mon époque.

Mais le monde, le monde politique en particulier, est ainsi fait ma chère enfant. Il fut un temps, sous Philippe II, où l'Espagne dominait le monde. Puis est venue l'hégémonie française, commencée avec Henri IV, atteignant son apogée sous Louis XIV, puis battue en brèche par l'Angleterre pendant la Guerre de Sept Ans. C'est d'ailleurs à l'issue de cette guerre que votre beau pays est tombé dans le giron britannique. L'Empire des Habsbourg a ensuite effectué une formidable ascension, adoptant A.E.I.O.U. comme orgueilleuse devise (Austriae Est Imperare Orbi Universo – il revient à l'Autriche de commander au monde, rien de moins!) Ce rêve de domination s'est écroulé à Sadowa, et plus encore dans la Galerie des Glaces de Versailles en 1871, lorsque fut proclamé l'Empire d'Allemagne. C'est la Prusse, désormais, qui est la puissance montante. Pour combien de temps? Quelle catastrophe la fera s'écrouler à son tour, au profit de qui? Voilà des questions qui ne trouveront leur réponse, je l'espère, qu'après ma mort. Je ne souhaite pas être témoin de la grande crise qui finira bien par éclater, ainsi que ma soeur Néné le disait si souvent. Je suis si certaine que cet édifice vénérable qu'est la vieille Europe monarchique finira par s'écrouler que j'ai placé depuis bien longtemps mes capitaux en Suisse, au cas où nous serions un jour chassés d'Autriche. L'Histoire est ainsi faite, chère amie, le passé est garant de l'avenir, et la domination américaine que vous déplorez aujourd'hui sera demain remplacée par une autre. Cette Organisation des Nations Unies dont vous me parlez me semble être une noble institution, dans la même inspiration que la Croix Rouge fondée par Henri Dunant au lendemain de Solferino. Mais les institutions nées de rêves altruistes de paix entre les hommes ne fonctionnent qu'en autant où chacun y trouve son intérêt. Tout comme la Confédération Germanique n'a pas su empêcher la guerre austro-prussienne, lorsque les intérêts ou les ambitions d'une nation particulière entreront en conflit avec cette organisation, les hommes se heurteront à cet organisme qu'ils ont eux-mêmes mis en place. Il en a toujours été ainsi, chère amie. Il n'en va pas autrement à mon époque, où les traités de paix, les promesses et les traités secrets sont trahis et dénoncés allègrement, où deux souverains qui se combattaient hier se serrent la main aujourd'hui, les dents serrées et les yeux brûlants de haine, sur un quai de gare. Ainsi sont les hommes, on ne peut se fier à eux, et c'est pourquoi je les fuis d'une île à l'autre. L'homme le plus heureux est celui qui se fait le moins d'illusions.

Amicalement,

Élisabeth.
         
         

Nathalie

      À Sa Majesté, l'Impératrice d'Autriche et Reine de Hongrie,

Chère Majesté,

Comme j'ai raison de vous admirer, vous, plus que tout autre être au monde, mort ou vivant... Vous êtes l'intelligence incarnée, et nulle déesse n'a été aussi chantée que vous, pas même Vénus qui, à côté de vous, fait piètre figure... Mais vous connaissant, connaissant votre admiration sans borne pour le guerrier Achille, je devrais plutôt vous dire que vous êtes plus belle et plus sage que la fière Athéna...

Avec toute mon admirative amitié,

Votre humble et fidèle Nathalie