Elsa
écrit à




L'Impératrice Sissi






Aimez-vous les bals ?



Je vous ai découverte il y a deux ans. Mon cher papa m'avait fait découvrir Sissi ou plus précisément Élisabeth, impératrice d'Autriche, qui m'avait touchée au plus profond de mon cœur. Puis, après avoir regardé des centaines de fois les films, je me demandais ce que ça faisait de danser avec une magnifique robe et avec son amour de toujours. Plus je me posais la question, et moins je trouvais de réponse. Donc, j'ai décidé de vous écrire. Alors, venons au fait. Chère impératrice, dans votre extrême bonté, dites-moi, aimiez-vous les bals?

Amicalement,

Elsa


Chère Elsa,

Non, je n'aimais pas beaucoup les bals. Pour les jeunes filles et les gens «ordinaires», les bals étaient peut-être très agréables, mais savez-vous ce qu'est un bal pour un empereur et une impératrice?

Tout d'abord, il faut rester debout sous un dais durant au moins une heure, le temps que chacun vienne faire sa révérence aux souverains. Ensuite, nous ouvrons le bal, non pas ensemble, mais avec les principaux invités. Nous ne dansons pas ensemble, Franz et moi, de toute la soirée. Bien souvent, Franz se promène dans la salle en saluant tel diplomate et tel ambassadeur au passage, et en invitant parfois leur épouse à danser. Pour ma part, nul n'ose m'inviter, je me contente de recevoir les jeunes filles qui font leurs débuts à la cour et qui ont obtenu le privilège de m'être présentées.

Bien souvent, vers vingt et une heure, nous nous retirons Franz et moi, et laissons nos invités continuer à valser jusqu'à trois heures du matin. C'est à la fin du bal seulement, si nous y sommes encore malgré l'heure tardive, que le protocole prévoit que nous pouvons danser ensemble, l'empereur et moi. Une seule danse! Comme vous voyez, chère enfant, un bal n'a rien de bien réjouissant pour les souverains. J'ai organisé quelques bals privés dans mes appartements, dans ma jeunesse, où je me suis bien amusée, mais ensuite je les ai organisés pour ma fille Valérie, me contentant de la regarder tournoyer au bras de son beau François-Salvator.

Sincèrement,

Élisabeth