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Salut et respect,
Vous lire me fait beaucoup de bien, c'est pourquoi je vous demande de
répondre à la question suivante: comment ne pas (trop)
m'angoisser au sujet de mon enfant adulte?
Bonjour,
À vous entendre, j’ai l’impression qu’il est
bien de s’angoisser pour les autres, mais jusqu’à
un certain point seulement. En réalité, l’angoisse
est de trop dans tous les cas de figure. Vous voulez savoir pourquoi?
Parce qu’une confiance inébranlable en lui aidera bien
davantage votre enfant qu’une angoisse qui ferait écho
à la sienne. En effet, quand la vie nous malmène, on doute
de soi et de ses capacités à s’en sortir, c’est
naturel.
Alors si ce doute est amplifié par vos propres doutes, votre
enfant ne peut qu’en déduire qu’il a vraiment de
quoi s’alarmer. Cela dit, ne croyez surtout pas que je vous jette
la pierre. Je sais bien que cette angoisse vous malmène tout
autant que la situation qui préoccupe votre enfant. Alors pour
l’aider, la meilleure solution consiste à lui montrer l’exemple
en renvoyant systématiquement vos doutes le concernant à
la terre (lire ma lettre d’acceptation). Parce que lorsqu’il
constatera qu’une grande confiance aura remplacé toutes
vos angoisses, il ne pourra que se dire: «Il doit forcément
exister une solution à mon problème, alors je vais la
trouver».
Vous savez, j’éprouve une profonde admiration pour tous
les humains qui prennent à cœur leur rôle de parents.
Parce que lorsque vous sortez victorieux du combat contre l’une
de vos peurs, vous ne la dépassez pas que pour vous, mais pour
tous vos descendants. Cette quête de la tolérance dans
laquelle vous investissez chaque jour une énergie considérable
est un travail d’équipe qui s’est toujours fait de
génération en génération. Pour vous illustrer
ceci, je vais prendre l’exemple suivant: quand les oiseaux volent
en formation, l’oiseau de tête laisse régulièrement
sa place au suivant pour se reposer temporairement dans le sillage de
ses pairs. Ainsi en va-t-il des humains: quand «l’oiseau
de tête» est trop fatigué par sa lutte contre les
éléments, il décide de mourir pour se réincarner
en tant que «suiveur momentané». C’est bien
pour cela que la mort n’est pas dramatique en elle-même,
bien au contraire: elle permet à l’âme de reprendre
ses forces avant le round suivant (et c’est bien parce qu’on
le sait intuitivement qu’il est plus facile d’admettre la
mort d’un aîné que celle d’un enfant). Vous
imaginez la persévérance qu’il faut aux humains
pour revenir après chaque tomber de rideau et la dose de foi
qui leur est nécessaire pour croire en eux encore et encore?
Ce sont ces qualités qui constituent votre essence fondamentale
en tant qu’humains. Alors s’il est une chose dont vous ne
devriez jamais douter, c’est bien de vous-même et de votre
capacité à surmonter tous les aléas de la vie.
Ashtar Sheran
Bonjour Ashtar Sheran,
Merci infiniment d'avoir répondu à ma question à
propos de l'angoisse qu'on peut éprouver par rapport à
un enfant adulte. C'est réconfortant. Vous me conseillez de renvoyer
ces tourments à la terre. Pour le moment cela ne semble pas marcher
et je reconnais qu'il m'est difficile de lâcher prise, d'autant
plus que dans votre réponse il me semble que vous parlez de mort
utile en certains cas, chose affreuse et impossible à envisager
pour un terrien! J'espère avoir mal interprété.
C'est pourquoi je me permets de vous poser une question supplémentaire
par rapport à ces angoisses: peut-on utiliser des remèdes
médicaux (genre tranquillisants pour s'aider en attendant)? Est-ce
dangereux pour l'âme?
Merci encore pour l'aide que vous apportez à notre planète.
Paulel
Bonjour Paulel,
Pour répondre à votre question, il me faut vous expliquer
la différence existant entre l’action et l’intention.
Quand une personne vous demande un service avec respect, elle peut oublier
d’y mettre les formes de politesse, sans que cela ne vous dérange.
En revanche, tous les «s’il vous plaît» du monde
ne rendront jamais une demande de service respectueuse, si elle est
formulée avec de l’arrogance ou du mépris.
Ainsi, souvent, vous vous demandez pourquoi votre protagoniste vous
traite si mal, alors que vous faites tout votre possible pour lui faire
plaisir. En fait, c’est parce qu’il vous reproche moins
vos actes que votre obséquiosité à son égard.
La crainte qui motive votre attitude n’a rien à voir avec
du respect et cela, il le sent. Autre exemple: Céline Dion a
l’habitude de se frapper la base de la gorge avec son poing serré
pour exprimer l’émotion que font naître ses chansons.
Elle n’en garde jamais d’ecchymoses. En revanche, une fois,
ses choristes ont essayé de faire de même «pour l’imiter»,
elles en ont gardé de beaux hématomes. Pourquoi? Parce
que le corps a compris, dans le cas de Céline, qu’il ne
s’agissait pas d’une agression, mais uniquement d’une
façon pour elle d’extérioriser ses émotions.
En revanche, le corps de ses choristes a interprété le
même geste comme un coup, parce qu’elles ne cherchaient
pas à être authentiques, mais au contraire, parce qu'elles
voulaient imiter quelqu’un d’autre. Pour ce qui est des
médicaments, c’est pareil. Quelle est l’intention
qui motive votre geste? Vous souhaitez en prendre «en attendant»,
mais en attendant quoi?
a) …en attendant que vos peurs s’évaporent d’elles-mêmes.
b) …en attendant de retrouver du courage pour repartir à
l’assaut de vos peurs (autrement dit, par compassion pour vous-même).
Si votre intention de prendre soin de vous est parfaitement claire,
vous pourriez même boire de l’arsenic à hautes doses,
sans que cela ne vous fasse le moindre mal. À l’inverse
de l’eau pure pourrait devenir dangereuse, dès l’instant
où vous ne la buvez pas avec respect pour vous.
Alors posez-vous toujours cette question avant d’entreprendre
quoi que ce soit. Et apprenez à aimer sans la moindre restriction
ce digne temple de l'âme que constitue votre corps physique.
Ashtar Sheran
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