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Bonjour Monsieur,
Les menstrues m'insupportent par le cortège de souffrances qu'elles
apportent chaque fois depuis des années et des années.
Je n'en peux plus de cette contrainte féminine à me taper
la tête contre les murs. Merci de m'indiquer un ou des moyens
de me soulager sans passer par l'hystérectomie ni avoir à
attendre la ménopause.
Merci de tout coeur,
Aliha
Bonjour Aliha,
Voilà une excellente question que tu poses. En effet, peu de
femmes ont suffisamment de recul par rapport à cet aspect de
leur féminité pour comprendre qu'il y a vraiment un bug.
A chaque perte de sang, il y a une déperdition d'énergie
vitale, alors quel Dieu tolérerait un tel gaspillage d'énergie?
Vous; en croyant que les menstrues sont le symbole de votre féminité.
Vous avez aussi intégré la croyance qui veut que la vie
est une souffrance et que par conséquent, toutes les étapes
de votre vie de femme (assumer votre féminité, vivre votre
sexualité, donner la vie, etc.) doivent nécessairement
passer par de grandes souffrances. Un cycle menstruel douloureux est
une conséquence de ces fausses croyances que la vie cherche à
vous désapprendre.
Dans les faits, le cycle menstruel de la femme n'est nécessaire
que parce qu'elle ne maîtrise pas du tout son corps physique et
ne saurait absolument pas comment procréer si la vie ne programmait
pas chaque mois des «fenêtres d'opportunité»
qu'elle n'aurait plus qu'à ouvrir le moment venu. Chaque mois,
vous créez donc inconsciemment un «bébé potentiel»
que vous devez bien évacuer et pour ce faire, il est logique
qu'inconsciemment vous considériez cela comme un «mini
accouchement» (avec les douleurs que cela implique, bien sûr).
Cela pour vous démontrer que la plupart des douleurs de l'enfantement
ne dépendent absolument pas de la taille du bébé,
puisque l'évacuation d'un tout petit ovule provoque déjà
de telles souffrances.
En réalité, vous pouvez apprendre à maîtriser
totalement votre corps de façon à ne produire un ovule
qu'au moment où vous choisissez d'avoir un enfant. D'ailleurs,
c'est le but que la vie poursuit en vous présentant chaque mois
les mêmes souffrances, puisqu'elle n'aime par définition
pas le gaspillage. Or, les menstrues pour les femmes sont un signe de
gaspillage évident (pour les hommes, c'est l'éjaculation
qu'ils doivent apprendre à maîtriser pour cesser de dilapider
leur énergie vitale et être en mesure d'avoir des orgasmes
multiples). Ce gaspillage vous épuise même tellement que
votre fertilité s'éteint d'elle-même après
une vingtaine d'années d'activité seulement, raison pour
laquelle la vie cherche à vous présenter ce problème
«en priorité» et avec autant d'urgence que d'insistance.
Les femmes doivent dépasser en règle générale
les peurs qui les empêchent de profiter sans culpabilité
des plaisirs terrestres tels la nourriture, l'argent ou la sexualité.
Ces plaisirs représentent l'énergie féminine, autrement
dit, en travaillant sur chacun de ces aspects de vous (lire ma lettre
d'acceptation), vous pouvez développer votre véritable
féminité, laquelle n'a rien à voir avec la présence
ou l'absence du cycle menstruel.
Cela va prendre du temps, tant les peurs à dépasser sont
nombreuses. Concrètement, Aliha, je te propose de verbaliser
chaque fois que tu as mal (que ce soit ou non dû à ton
cycle), mais aussi, chaque fois que tu éprouves de la peur à
l'idée des souffrances qui s'annoncent. N'accepte plus de garder
ces peurs en toi, renvoie-les avec constance à la terre (tu peux
aussi utiliser l'intention en répétant souvent la phrase:
«Je veux dépasser les peurs que ces souffrances veulent
me montrer». Et garde à l'esprit que ces douleurs que tu
ressens chaque mois ne se présentent que pour que tu les dépasses,
alors renvoie-les à la terre au lieu de lutter contre elles.
Ce sera chaque fois une souffrance différente que tu traiteras,
même si elle te semblera toujours identique. Derrière ces
douleurs, tu découvriras une immense compassion pour tous les
gens qui souffrent dans le monde et en apprivoisant la souffrance, tu
apprendras à remplacer la pitié par de la compassion et
la dureté par de la douceur, essence même de la féminité.
Quand un enfant se fait mal en tombant par terre, les humains ont tendance
à dire: «Allons, allons, ça fait pas si mal!»
ou «T'en verras d'autres». Ils essaient aussi parfois de
détourner l'attention de l'enfant de sa blessure, quand ils ne
se préoccupent pas uniquement de l'état de ses vêtements.
Mais chaque souffrance physique est vécue comme une véritable
trahison de la terre. Pour permettre la guérison totale de cette
perte de confiance, il faut savoir laisser couler les larmes des enfants.
Il faut savoir les prendre dans ses bras pour les réconforter
en leur disant juste que la terre est si bien faite qu'elle est capable
de tout réparer et de tout guérir. C'est cette compassion
que vous n'avez jamais reçue que vous devez apprendre à
vous prodiguer.
Toutes les cicatrices physiques de votre corps ne sont que les symptômes
de pertes de confiance passées, qui n'ont pas été
totalement guéries. Et le jour où vous parviendrez à
entendre ces souffrances en achevant le processus de guérison
de chacune des plaies de votre corps ou de votre âme, vous serez
capables d'effacer toutes vos cicatrices, de même que vos rancunes
et souvenirs pénibles. Toutes les cellules de votre corps se
régénèrent des millions de fois par seconde (puisque
la matière apparaît et disparaît du néant
à cette fréquence-là), alors pourquoi le corps
fabriquerait-il de nouvelles cellules abîmées pour remplacer
les anciennes? On en revient à Fernand Renaud qui voulait acheter
des oufs moins chers et disait: «bon, ben cassez-m'en une douzaine!»
Dans les faits, vous êtes immortels par essence, mais vous devez
apprendre à le redevenir en apprenant à régénérer
toutes vos blessures, en apprenant à effacer vos rides (lesquelles
ne stigmatisent que vos soucis et sont donc capables de disparaître
avec eux) et à habiter chacune des cellules de votre corps physique.
Si la femme sur terre a tant de mal à dire «Je suis belle»,
c'est bien parce qu'elle déteste son corps physique. Mais votre
corps est votre meilleur allié dans la matière. C'est
un ami fidèle, capable d'amortir bien des chocs émotionnels,
quand votre âme ne fait pas son travail de lutte contre ses peurs.
Vous le haïssez pour son métabolisme trop lent, alors qu'il
ne stocke les kilos superflus que pour créer le bouclier dont
vous avez besoin contre vos peurs. Il s'en passerait bien de ces kilos
qui l'épuisent, mais il les garde pour vous protéger et
parce qu'en tant que votre meilleur ami, il ne saurait vous abandonner
alors que vous avez autant besoin de lui. Alors apprenez à l'aimer
comme il vous aime; c'est-à-dire envers et contre tout.
Apprenez à voir ses écarts par rapport à l'harmonie
(kilos superflus, défauts.) comme une astuce de sa part pour
éloigner de vous les «autres», que vos peurs vous
présentent encore comme des menaces potentielles. Les menstrues
ont un autre avantage non négligeable pour les femmes qui n'assument
pas totalement leur sexualité (et/ou le plaisir qu'elles en tirent):
leur donner une bonne raison de ne pas avoir de rapports sexuels plusieurs
jours par mois. Cela prouve bien qu'apprendre à aimer votre sexualité
sera nécessaire pour pouvoir vous passer de cette excuse que
votre corps vous offre.
En renvoyant vos peurs à la terre, vous apprendrez à voir
à quel point la vie et les humains sont fondamentalement bons.
C'est cela même qui prouvera à votre corps qu'il peut désormais
se consacrer uniquement à son rôle premier: tendre vers
l'harmonie, soit l'équilibre naturel représenté
par le nombre d'Or (les défauts physiques ne sont jamais «naturels»,
même s'ils ont été hérités, on peut
donc s'en défaire sans aucune difficulté, dès l'instant
où on réalise qu'ils ne servent plus à rien). Apprenez
à voir en votre corps le digne temple de votre âme et alors,
vous pourrez prétendre à l'immortalité, à
la beauté, à la santé et à toutes les autres
manifestations de l'harmonie.
Ton corps cherche juste à te faire comprendre qu'il est temps
pour toi d'apprendre à t'aimer. Et je suis heureux de constater
que tu as su voir qu'il cherchait à t'envoyer un message. Désormais,
reste à son écoute, il en a autant besoin que toi.
Ashtar Sheran
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