Vous |
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| Mon très cher William Shakespeare, Je me permets d'être aussi familière avec vous car j'ai l'impression de vous connaître. Il m'arrive à penser quelquefois que je ne suis pas née à la bonne époque, que j'aurais sans doute eu beaucoup plus d'importance, de responsabilités, et surtout de reconnaissance à une autre époque que celle-ci. Laquelle me demanderez-vous? Toutes, hormis celle dans laquelle je vis. En fait, plus d'avoir peur de ne jamais être quelqu'un de cher aux yeux d'une personne, j'ai peur de n'en rencontrer aucune digne d'intérêt. Vous me direz sans aucun doute que j'ai tort de snober ainsi mon entourage, qu'ils ont beaucoup plus de valeur ou sinon autant que quiconque sur cette satanée terre, et vous aurez mille fois raison. Mais par là j'entends quelqu'un d'extraordinaire, au premier comme au second sens du terme. Voyez-vous j'aime beaucoup écrire, mais mon talent, tout comme mon inspiration ont leurs limites qui sont, à mon plus grand regret, bien trop proches de ma morne réalité. Sachez donc que si un jour, j'ai l'immense chance de rencontrer une personne qui n'ait qu'un centième de votre talent, je saurai lui rendre le bonheur qu'il m'offre ainsi et je lui dirai mille fois, cent mille fois merci. Quel est votre secret, ce secret si bien enfoui qu'un million de biographies sur vous n'arrivent pas à le percer? Si un jour, j'ai pendant ne serait-ce qu'une seconde, l'étincelle de votre génie qui brille dans mes yeux, je vous serai, pour avoir enfin valu quelque chose aux yeux de mon entourage, éternellement reconnaissante. Un immense MERCI pour ce que vous avez été. J'espère que j'aurai la chance de vous rencontrer, Dieu seul sait quand. Karine |
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| Fair Karine, L'émoi que je suscite en vous me trouble. Jamais je n'ai pensé que j'aurais autant d'impact sur une âme aussi pure que la vôtre. Amitiés, W.S. |