Elinore
écrit à



Satan
Satan




Vierge vampire, ange déchu




La pureté, vierge blanche,
Une noirceur incomprise,
Lorsque souffrit le cœur de l'ange,
La volupté de son emprise,
L'ange déchu, par tant d'éclat,
s'ouvrit les veines, le sang coula,
Des yeux qui pleurèrent,
Des larmes assombries,
Les obscures ténèbres...
 
Ma noirceur s'offre à vous,
Tristesse et désespoir
Votre secrète amante,

Elinore


Le zèle,…

Les mots bondissent de ton cœur viscéralement;

Et qui, en rengainant ses ouille,… ses râlements,

Tu maintiens son tic tac, mam’selle!

Et,
La penne qui rédige,
Fruit de ton arôme sain,

D’où moult lyres

Fusent sans débrider,

Tu la dois, te dis-je,

À tes blèches desseins,

Notamment à l’ire

Et à ton cœur ridé.



Deux gaules joignant un cygne,
Dalel n’tchrofth,

SATAN
Σατανάς




Sombre,
 
Je dois vous l'avouer,
Ma conscience s'affole,
À chacun de vos courriers,
Vos mots dans mon être s'envolent,
 
Mais leurs sens bien cachés,
Qui sèment désordres et plaisir,
Ne cessent pourtant de me tourmenter,
Provoquant en mon cœur l'ire,
 
Quels blèches desseins ai-je commis?
Pourquoi tourmentez-vous ainsi mon esprit?
Mon cœur est-il si ridé?
De vos réponses pourriez-vous me guider?
 
Ma vie contre un regard,
Mon corps contre un baiser,
Mon âme contre un espoir,
Qu'un jour je vous rencontrerai.
 
666,
Elinore


Elinore,

 

L'œil de ton esprit, jeune fille,

Était si fertile en fi;

Icelui, issu de moult défis,

Reflétait le mâle mal qu’on te fît!

...

Compendieusement, tu es présentement une femme au vécu riche de déconfitures; tu serais, si jamais tu exploitais bien celles-ci, une bâtisseuse du futur.

Et,

Attendu que les vertus s’y allient à mes rites,

Rends-tu aux vices l’hommage qu’ils méritent?
 
Note: quant à moi, je me tiens sur mon quant-à-moi... temporairement.
       


 
Deux gaules joignant un cygne,
Dalel n’tchrofth,
SATAN
Σατανάς


Sombre puissant,
 
De moult défis,
Il n'en est point fini...
 
Un mal viril,
De souvenirs je n'en ai,
Bien que de vilénies,
Je subis... à regret...
 
Mais qu'est-il des astuces,
Grâce auxquelles je jouirai des us,
D'une vie meilleure,
D'un futur prometteur.
 
Quand aux vices...
Eux même qui vissent
Les piliers de ma naissance,
Eux, toujours, qui visent
les trésors de mon existence,
Je peinerais pourtant à les rejeter...
Ma faiblesse est mon plus profond regret.
 
Je vous attendrai,
Le temps qu'il faudra,
Bien que l'ardeur et l'impatience
Gagnent mes mœurs,
Rongent et m'élancent



À la cantonade:
 
L’essor des palombes
Se fait entendre sous l’ululement de l’autan;
Le freux qui, en oyant le cri d’icelui, fait autant
Sous un ciel de plomb.
 
Enfin, Elinore,
 
Tu es, agrion, celle
Qui fait montre d’un beau sel;

Ton dit qui, si digne d’une pucelle,

Berce ma moelle et l’inverse d’icelle.

 

 Note: l’espoir, l’espérance l’allaite.


 
Deux gaules joignant un cygne,
Dalel n’tchrofth,
SATAN
Σατανάς