| Pascale | ||
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| Salut vieux! Fille de la côte, Salut vieux damné, Je te pose une question existentielle, et toi, t'as tellement le feu au c... que tu ne prends pas le temps de me lire (mis à part que tu me flattes en m'appelant fille de la côte), tu ne réponds pas à ma demande! Tu me demandes l'heure qu'il est! Ah! Ah! Ah! Ah! Je me gausse! Je fais pipi par terre et je me roule dedans! Mais quel rapport entre une imprécation et l'heure? Ton art de la répartie est-il parti? Je te réponds quand même: 1) à 2h10mn50s ; 2) Euclide dirait: à chaque instant! Donc, si j'ai bien compris, je dois dire à ceux que je n'aime point, à 2h10mn50s précises: «à chaque instant» et ils devraient disparaître dans un souffle? je doute, je doute... Ne te fous pas de moi, satané, ou j'écrabouille ta petite tête! Et je te fais bouffer ta fourche! Je vois, par ta courte réponse, que tu te dégonfles comme un pneu crevé! Tu as donc un point faible, cher bouc, mais je ne désespère pas, et j'attends ma phrase de la mort qui tue! Allez, pour signer le pacte avec toi, je suis partante. Mais pas avec mon sang, ça fait mal! Pascale, fille de la côte P. -S.: au fait, ça vaut dire quoi au juste: «Deux gaules joignant un cygne»? Si c'est pas «montrable», envoie-moi la réponse à part! Allez, vieux, je te bise! «Je me murmure: Pascale déconne; elle est donc ce mot par aphérèse». Œillade. Chère idiote, Depuis des lunes je ne fis L’amour aux dames, Ni d’ailleurs aux jeunes filles À grandeur d’âme. Note: je te soufflerai la phrase moyennant tes lippes lippues d’au-dessous, qu’en dis-tu? Ha; ha; ha; ha; ha; ha! Deux gaules joignant un cygne, SATAN Σατανάς Non mais, des fois, comment ose me causer ce péteux à queue, ce rat des goûts... Cher fou furieux, andouille de mon cœur, crétin adoré des bas-fonds, petit feu follet, tout petit mais tout follet... Qui a parlé de fornication? Tu me fais savoir que le péché de chair, tu ne le pratiques plus depuis des lustres; en revanche, j'aurais ma phrase moyennant... Faut pas rêver, mon pote! Pas ma culotte! Ce manant suffisant se veut viril, sans rien dans le calbut? Voyez-vous ça! Prétentieux personnage! À ton âge, tu es en nage, tu enrages, mais tout n'est que petit bandage! Je reste sur ma faim (hé hé): même pas un anathème dont le thème serait les damnés cons et damnés à la fois! Trouve moi cette p.. de phrase de la mort qui tue, que je puisse enfin châtrer les vilains! Souffle-la si tu veux, mais accouche! Sinon je te fais bouffer ta fourche, Satan des mes deux... À mieux on s'attend avec toi (bon, OK, elle est facile, mais ton «déconne» aussi!) Pascale, la fille qui va te faire devenir chèvre! {Ha; ha; ha; ha; ha; ha; ha} Rimailleuse, sais-tu que tu joues d’avec le feu (moi)? Sais-tu que tu es stupidement stupide? Sais-tu que tu m’aimes? Cillement. Et, À lire l’ire dont est imprégné ton pli, J’ose penser que t’es, Non seulement en T, Mais encor telle une […] qu’on plie. Note: elle miaule en me réclamant… Ta […]. Je ricane à me voûter le rachis. Deux gaules joignant un cygne, SATAN Σατανάς Ben v'là autre chose! Cher Diable hautain, pauvre hère errant dans les terres et l'éther, Moi, t'aimer? Tu divagues, tu dis vague, vois-tu... Point d'ire dans mes dires, rien que ton désir qui me fait rire! Tu es désopilant, tordant, cher Satan, ah! ah! ah! ah! ah! Je m'esclaffe bruyamment! Méfie-toi de toi, ton humour te perdra auprès de tes damnés, ils te riront au nez! Au lieu de te le gondoler, prends garde qu'il ne s'avachisse, ton rachis! J'ai le sentiment que tu as l'oubli facile, vieux faux cil qui vacille... (mais qui cille!) Mon pauvre Satan, tu n'es qu'un vieux singe sans méninges! Penses-tu m'hypnotiser, me faire roupiller pour oublier ma finalité? Non, je veux ma phrase de la mort qui tue, ma malédiction, mon imprécation! Je veux tremper à l'envi tout gredin, tout crétin dans le purin. Et ne dévie plus, cornu déchu, ou tu l'auras voulu, ta fourche dans [...]! Et sache que, oui, j'aime jouer avec le feu, mais mon signe est d'eau, alors prends garde! Pascale, la seule stupid-woman à te faire tourner en bourrique! Je t'embrasse froidement. Facile, vieux faux cil qui vacille... (Mais qui cille). Note: l’au-dessus m’écarquilla le rostre d’où gicla un rire… daubeur. … Moukère niaiseuse au buste pigeonnant, le vain coule de tes lèvres, donc: P.D.E… Tu en fais partie, oui. J’explique: tu fais partie de ce parti des écrivailleurs, des rimailleurs sans pomelo, des grimauds aux fresques mates et au dit non membru. Et, Sous des nimbus charbonneux, Qui d’ailleurs se figent, Tu t’apprêtes à rompre ce nœud Qu’autrefois fis-je?! Œil mi-clos. Post-scriptum: ta vulve, redemandé-je! Deux gaules joignant un cygne, SATAN Σατανάς Je lis dans ton courrier une petite pointe de moquerie -à peine digne de toi- mais toujours pas de mots qui, prononcés ensemble, provoquent la désintégration immédiate de tous les chieurs de mon choix! Et tu as la hardiesse de me demander mon calice! Pour quelle raison devrais-je accéder à ta supplication, pauvre sot? Ce n'est pas parce que tu t'appelles Satan que je vais m'exécuter sur-le-champ! Tu as joui d'un bonheur fort court avec ta requête, colle-la toi derrière l'oreille (ou la corne)! Sais-tu que tu commence à me casser les ovaires avec tes rimailles! Puisque tu uses ta langue fourchue (enfin, je crois?) pour m'envoyer des vers verrés, exploite-la donc pour me fournir mon dû. Mais tu vas avoir l'occasion de me la pondre, cette p... de malédiction, puisque j'emmène mon corps en réparation durant trois semaines. Et chez toi, dans ta demeure de flambeur, il y a internet, mais pas là où je vais... La pire pensée qui provoque une tempête sous mon scalp, c'est que tu vas me manquer, triste sire. Ta déraison, ton extravagance et ta folie furieuse, ce ne sont pas ces pauvres humains en attente de damnation qui vont m'en faire profiter. Mais l'idée seule que je souffre de toi doit te faire avoir une érection, non? Je te bise. Pascale qui reviendra Il semble que mon génie s’effrite, Que le ver tue… Que l’on me confronte aux Éfrits De Bêrtu… Qu’on raille par trop mes mérites, Mes vertus; Qu’on profane derechef mes rites, Mes laitues. Dis, ce qui vêt l’humain et l’abrite, L’es-tu? Note: je serai là et onc las. Et, Une becquetée en ton seuil vulvaire. Deux gaules joignant un cygne, SATAN Σατανάς |
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