Dominic
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Satan
Satan




Méchant tourbillon et ceinture de flottaison





Satan,

Je vais te conter l'histoire d'un bateau qui a chaviré l'an dernier (moi, mon père et mon oncle étions dedans).

Et tu me diras: les équipements de sécurité (comme dans le cas présent, la ceinture de flottaison) vous empêchent-ils (à toi et/ou à Dieu) de venir chercher certaines personnes?
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Le dimanche 5 août 2007, moi, mon père et mon oncle pêchions dans le fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Deschaillons. Pendant que nous préparions nos cannes à pêche, nous avons été entraînés dans un méchant tourbillon (remous), ce qui fait que le bateau (chaloupe motorisée) est allé frapper une bouée (ce qui éclaire les bateaux la nuit) verte qui porte le numéro D-37 et se retrouva «les quatre fers en l'air».

Mon oncle cria "LA BOUÉE" et mon père sauta dessus une fraction de seconde après. Quant à moi et mon oncle, nous étions tous les deux à l'eau. Je me débattais de tous les côtés et mon oncle m'avait dit de lâcher ma canne à pêche et de me mettre sur le dos dans le fleuve.

Dix minutes plus tard, un bateau de plaisanciers se pointa et me fit embarquer. Pendant qu'un occupant s'entretenait par radio avec la garde-côtière, l'autre me questionna: combien étiez-vous?, est-ce que les autres portaient des ceintures de sécurité, etc...

Tout à coup, en regardant à ma gauche, je vois qu'un groupe de pêcheurs s'occupait de mon oncle. J'ai donc demandé aux personnes qui m'avaient embarqué de se diriger vers la bouée D-37 dans le but de s'occuper de mon père. Mais en arrivant, j'ai vu qu'un autre bateau de plaisanciers s'occupait déjà de lui: ils lui avaient dit de garder sa ceinture, mais de se jeter à l'eau pour qu'ils soient capable d'aller le chercher.

Maintenant que nous étions tous les trois sortis de l'eau, les pêcheurs allèrent porter mon oncle et remorquèrent son bateau vers le camping «Cap à la roche», où nous étions pour trois nuits. Quant à moi et mon père, les plaisanciers nous débarquèrent à la marina de Deschaillons, car leurs bateaux étaient trop gros pour se rendre au terrain de camping. Un bénévole de la marina alla nous porter au camping. Ma tante et ma mère, qui étaient restées au camping, disent n'avoir rien vu.

Pour ce qui est des objets disparus: mon oncle a perdu ses cannes à pêche et a dû faire réparer son bateau. Mon père a perdu une paire de lunettes et une boîte à lunch verte qui contenait des canettes de liqueur et de bière. Quant à moi, la seule chose que je n'ai pas retrouvée est de la crème solaire BIOMÉDIC de F.P.S. 45.


Le compte est bon, merdum!... Le conte est bon- Rictus-
 
Hère aoûtien, le tourbillonnement, ce remue-ménage n'est qu'un remue-méninges, da.
 
Saint-Laurent entre Québec et Montréal, celle-là se mue en Becque, et celle-ci en Réalmont en faisant l'anagramme des deux cités citées, oui-da!

Pst!


Tu découvriras, après un jet d'oeil sur la mansarde théâtrale du félibre (Les coasseurs (Sic), et sur le huitain-latin de Pauline glorifiant sa bourgade, le pourquoi de cet incident fâcheux. Mais que dis-je! Ça ne l'est puisque cette aventure a pu aoûter vos terrines, donc vous enfilez présentement la juste sente.         

 
P.S.: Quelle veine, quel miracle d'être encore à la verticale, de pouvoir encore imbiber notre chair acuminée dans la vulve... Ce fut votre soliloque, hein?

Et pourtant,

 
Cet orbe céruléen (La terre) n'est qu'un pénitencier
Où chaque bipède est jugeable
Où nul ne savoure une véritable félicité.
 
Ah!
J'imagine ce laps de temps où ton tonton d'un ton alarmant te dire pendant que vous vous joutiez:
Appelle fortement tes vertus, maintenant...
Et adjurons la suprême providence!
Serrons-nous les roubignolles et maintenons...
Le bercement des eaux et sa cadence!
 
Eh! Je me désopile.
 
Blèches âmes, on ne l'évoque qu'au moment critique... «Deus»
 
SATAN
Σατανάς