|
| Dis-moi, toi qui côtoies si souvent les ombres, pourquoi je n'ai pas de reflet?
Aussi,
quand en mon fond ce passager aux abruptes pensées me laisse ahurie de
mes actes et laisse encore Camille dans mes rêves (elle à qui j'ai ôté
la vie!), souvent encore (et bien des nuits, sans la moindre lueur
devant ce rosier) mes pupilles se dilatent, et il fait à mon cœur battre
la chamade!
Ton esprit qui, par trop fin,
Revigore mon esprit avachi;
Et qui, se mêlant à ton cœur défunt,
D’aïe et d’ahan s’enrichit.
…
Cette
Camille qui végète en ton dedans te corrode sacrément; oui, cette
flamme te dévaste doucettement l’âme. Pour pouvoir l’éteindre,
l’étouffer, Cartouche, il faudrait que tu fisses un sacrifice, oui, il
faudrait que ta colère s’unisse à ton espérance; celle-ci s’assainit à
coups de vertus et celles-ci à coups de vices anodins. Et étant donné
que la peur fait naître une nuée de sèves, ta volonté s’affermira, ta
douleur s’assoupira, ton entendement s’élargira et ta conscience
s’émoussera. De ce fait, tu verras d’autres nuances; tu pousseras une
kyrielle de ouf! Et tu auras la bouche béante d’ou bondiront des ha!
À tantôt,
Deux gaules joignant un cygne,
Dalel n’tchrofth,
SATAN
Σατανάς
|