| Bouchra | ||
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| Charmant Satan, Bouchra, ou bonne nouvelle en arabe, Agréable Satan, Il y a des femmes, des fausses Eulalie, des faiseuses de mélancolie, Monsieur, J'ai lu attentivement vos dits, cependant le sens m'échappe un tout petit peu... vous dites, je cite, «Au lu de ta missive, mam’selle, tu ne fais point partie». Mais, selon vous, le fait que je ne figure pas dans les catégories précédentes est-il une bonne ou une mauvaise chose? Est-ce un compliment ou un blâme? Par crainte de me tromper dans l'interprétation de vos lettres, je m'en remets (encore) à vous... Comment allez-vous? Avez-vous passé de bonnes journées récemment? Me garderez-vous une place auprès de vous? Affectueusement vôtre, Bouchra Ce fut un éloge, Bouchra. ... Satan use d’un parler allusif; Son syntagme, issu de son esprit rétif, Est étai aux esprits intuitifs. Et, Te gardé-je, jouvencelle, auprès de moi une place? Heu...Il suffirait seulement que tu m'appelasses... À l’heure du cancrelat. Deux gaules joignant un cygne, SATAN Σατανάς Majestueux Satan, Mes espoirs ne sont pas vains: je vous rends grâce, vos mots m'ont beaucoup touchée. Soit! à l'heure du cancrelat ma voix résonnera et votre nom retentira, Cher. Mais dites-moi, savez-vous donc qui je suis? Saurez-vous me distinguer parmi les éventuels inconnus de passage? Sous quelle forme vous présenterez-vous? Je vous embrasse tendrement et m'évanouis sûrement, Bouchra Ta pelure mordorée, élancée, Que couve d'ailleurs mon esprit ardent, Se mêle à ton cœur que l’on sait Si morne et baigné de bourdons. Deux gaules joignant un cygne, Dalel n’tchrofth, SATAN Σατανάς Mon cher et précieux, Cela fait un petit bout de temps que nous n'avions pas conversé... D'ailleurs, sachez que je vous ai appelé, maintes fois... en vain? Je ne reçus aucune réponse, aucun signe me prouvant que vous vous teniez près de moi. Suis-je indigne de votre présence? Quelle image avez-vous de moi? Ne pesez pas vos mots, dites-les comme ils vous viennent. À bientôt, je l'espère, Bisous. Mon penser ajuste une juste pensée. Deux gaules joignant un cygne, SATAN Σατανάς Oh Satan, Si vous aviez connaissance de la joie que me procura votre pli! Alors que je pensais que vous m'aviez oubliée, vous m'avez fait l'honneur d'une réponse. Quelle attention, j'en suis ravie et ne vous en adore que plus encore! Vous m'avez accordé de votre temps, et je vous en remercie infiniment, seulement, je ne veux pas vous embêter... Je vous souhaite alors d'être heureux, où que vous soyez. Nous vous souhaitons le meilleur, car pour nous votre existence est une véritable bénédiction. À la prochaine, et prenez soin de vous. Bouchra |
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