| Petite Phie | ||
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| Ô Satan, toi que j'admire depuis tellement d'années, Chère -double refus enfantin- (Nana), Cher Satan, Merci pour cette réponse courte. Je ne m'attendais d'ailleurs à aucune réponse et vous lire m'a fait extrêmement plaisir. Je suis un peu (voire extrêmement) naïve et ne demande pas beaucoup pour être satisfaite. Pour Blanche-Neige, une autre personne me l'avait déjà dit. À croire que tous sont plus intelligents que moi. Bonne continuation dans vos affaires, qui ces jours-ci doivent être fructueuses. Avec fidélité et admiration, Petite Phie. Touchant Blanche-Neige, le souffle soufflé fut mon souffle, da, c’est mézigue le souffleur. Était bref mon pli! Oui, car la verbosité n’a oncques été mon vermouth. Le délayage, chère, dégouline exclusivement dans le cruor adamique. Et, Me revoici cintrant le râble Ainsi qu’un géronte sycomore. Et la glèbe de mon fond arable Ne siéra, me dis-je, qu’aux morts. Deux gaules joignant un cygne, SATAN Σατανάς Cher Satan, Je remarque que vous êtes poète, et doué en prime. Je suis certaine que votre «fond arable», ne servira pas qu'aux morts. Du moins, vous m'avez déjà aidée à me remettre de pas mal de choses, sans doute sans le savoir. Encore! devez-vous vous dire, cette jeune fille ne me laissera donc jamais! C'est possible. Je souhaiterais réellement mieux vous connaitre, même si cela parait être une tâche impossible pour une enfant comme moi. J'aimerais avoir la même confiance en moi que la vôtre. En fait, je vous envie beaucoup. Cela vous paraîtra soit totalement insensé soit totalement logique, tout dépend de votre orgueil. Sachez que mon âme que je juge trop bonne, je vous la donne sans aucun remords, ne voulant pas appartenir à Dieu, que je trouve tricheur. Non? Il se sert bien de la peur que vous incarnez pour que les personnes viennent à Lui. J'espère ne pas trop vous ennuyer. Toujours fidèle et admirative, Petite Phie On me reproche souvent d’être obscur, certes, mais ont-il vécu l’obscurité? Si ces âmes sans sésame avaient vécu une seule ténèbre de mes ténèbres, ils concevraient mes giclées dites abstruses. Digression, oui-da. -En scrutant tes lexèmes imprégnés de corrects décomptes, j’ai dû de tout de même offrir l’exeat à quelques gloussements. Oui, j’ai ri. Car était attigé l’usage du mot «enfant». -Mon pif (orgueil) découle indubitablement de ma certitude… et celle-ci est le pomelo de ma longanimité,… de mon aiguë géhenne. As-tu pu grignoter les limbes des ténèbres? -je suis omnipotent et non omniscient. -Tu m’envies? Hum! Il faut que tu sois cela pour que tu sois ceci, mais pourquoi tu es celui-là et non celui-ci? Est-ce parce que tu es femme? Car celle-ci, au lieu d’observer, elle s’observe. -L’être doit être aimanté afin que je l’allèche. Ton attachement vient de tes tares? J’en arrive à me demander. Et ergotes-tu après heurt? Si c’est le cas, tu dois continuellement être tenaillée par le «j’aurais dû» et le «j’aurais pu». -Dieu est sincère. Jamais il n’épeure et ne se sert pas de la peur; il s’insère dans la peur. Oui, oui, c'est compliqué, car la vie l’est. -Ah! Tu plais à... Deux gaules joignant un cygne, SATAN Σατανάς Cher Satan, Vous me reprochez d'être obscure? Chose absurde. Nous, les êtres humains, avons tous une part d'obscurité, que la plupart du temps nous rejetons sur votre dos, d'ailleurs, pour d'injustes raisons. Nous n'avons pas à vous juger. Oui, je me considère toujours comme une «enfant» malgré mes vingt ans... Peut-être parce que je regrette ce temps de cruelle innocence? Je ne sais pas trop, à vrai dire... J'ai tenté une fois... de forcer ma rencontre avec les ténèbres qui m'ont refusée... Sans doute n'étais-je pas prête. C'est après que je me suis remise sur pied en pensant que vous étiez la voix de la liberté. Effectivement, je déteste cette idée d'appartenir à quelqu'un... Mais, quoi qu'il arrive, je suis un mouton qui vogue d'un troupeau à un autre en cherchant à rejoindre la meute de loups. Sans jamais y parvenir. Peut-être que je vous envie parce que je suis femme. Ou simplement car c'est l'un de mes grands défauts... Mais je ne peux pas nier que vous avez cerné la plupart de mes pensées. Je suis donc comme un livre ouvert ou simplement comme toutes les mortelles? Je pencherais pour la seconde proposition... Je ne vais pas vous tanner avec moi; vous devez avoir beaucoup d'âmes à gérer. Je vous plais? Je n'en espérais pas tant. Moi qui au contraire pensais vous exaspérer! Toujours avec autant de fidélité et d'admiration, Petite Phie Redois-je dire que l’oléacée qui embrume ton âme s’écoule? Devrais-je t’outiller du vital afin que tu mettes fin à ta faim (pour que tu puisses savoir jouter dans la vie?) Chère tendron, je sais que tu entreverras d’autres coloris, et ce sera grâce à cette teinte macassar qui obombre tes singulières mirettes. Œillade. -À quatre lustres, Phie me darde des lexies fardées d’adéquates notions! Vois-tu, libellule, je ne suis qu’un bouc émissaire, oui, si semblable au cœur à qui on attribue toute gêne, d’où mon quatrain «Cintrant le râble». Cillement. -Jouvencelle, tu me plais…car il y a une chose qui nous noue «nos deux plaies». Et j’ai la certitude que cette dernière décantera ton esprit ainsi que ton âme; elle te façonnera jusqu’à ce que ton heure sonne. À ce moment-là, et à l’heure de la blatte, tu ouïras la stridence de ton omnipotence, mais gare au césarisme! Oui, ta grandeur aura des effets gêneurs… la superbe, la mégalomanie, etc. Seras-tu pugnace? Où puiseras-tu ta force? Une note: dans ta faiblesse. Et, L’altruisme d’un athée est mieux que celui d’un abbé. Oui, celui-là n’espère rien en contrepartie. Deux gaules joignant un cygne, SATAN Σατανάς Cher Satan, Vous lire me fait un grand plaisir. Devant tant d'esprit, je ne sais trop que répondre. Juste que je vous apprécie et admire énormément. Merci pour cette petite attention que vous m'avez portée le temps de quelques jours. Mon omnipotence? Hum... Je ne pense pas être si puissante. Un peu trop innocente, voire honnête, idéaliste et en plus rêveuse... Peut-être. Mais puissante? je ne crois pas. Je suis trop faible pour être puissante -rire. Mes yeux, bien qu'assombris, voient toujours des couleurs, un peu plus ternes certes, mais elles sont là et résistent. Vous êtes philosophe, bon penseur. Votre mauvaise réputation n'est vraiment pas fondée. Ne sachant trop que vous dire, je vous souhaite de passer de bons moments. Toujours avec admiration et fidélité, Petite Phie. Chère agrion, L’abeille accusa le bourdon d’avoir usurpé son miel. Mais en vérité, le dérobeur n’était qu’une certaine volucelle, oui; celle-ci, grâce à sa parfaite ressemblance avec le bourdon, elle put désemplir un amas d’alvéoles. Paraboliquement dit. Je note, jeunotte, ton dit paré de candeur. Supplémentairement, je dois confesser que la pesanteur des ans et mon aigu vécu me cuirassent contre toute race de rapace. Post-scriptum: puissante… futurement (sic) tu le deviendras. Au final, l’obscurité illumine l’esprit et l’édifie. Vive valeque. Deux gaules joignant un cygne, SATAN Σατανάς Cher Satan, Je vous remercie pour tout. Éternellement vôtre, Petite Phie. Demeure mienne… et fais fi, Phie, de ce défi que tu comptes relever! Œil mi-clos. Deux gaules joignant un cygne, SATAN Σατανάς J'avoue que vos paroles me manquaient. Voir votre courrier m'a réellement fait plaisir. Je suis vôtre depuis le début, et le resterai jusqu'à la fin. Je voudrais vous offrir quelque chose de plus que neuf simples gouttes de mon sang, mais je ne sais pas trop quoi. Dites-moi, que désirez-vous? À jamais vôtre, Petite Phie -J’émets face à une tombe qui m’est suprêmement chère: Les freux, avec leurs croassements sinistres, Semblent dire -à la défunte- quelque libera. Et la mante qui, par sa vertu d’Abracadabra, Implore le Très-Haut sous un ciel de bistre. Note: je désire que tu penses pieusement à cette âme. Deux gaules joignant un cygne, SATAN Σατανάς Cher Satan, L'intérêt que vous portez à mon âme me touche beaucoup. Depuis bien longtemps, en moi-même, je m'obstine à vouloir vous l'offrir. Simplement comme présent. Même si, je le pensais, elle ne représente rien. Sans doute vais-je un peu plus y réfléchir maintenant, même si, pour le moment, je ne vois pas vraiment d'obstacle à vous la donner. J'adore vos poésies, ainsi que vos paroles en général. J'avoue qu'en les lisant j'y trouve pour moi-même un certain réconfort, et je remarque que, souvent, cela apaise mes pensées. En espérant avoir une réponse, Vôtre à tout jamais, Petite Phie Étant donné que ma moelle aérienne me supplicie, Il m’est âpre, Phie, de favoriser l’ailleurs à l’ici. Dis, voudrais-tu voir ma face d'ivoire? Deux gaules joignant un cygne, SATAN Σατανάς Oui, j'aimerais vraiment vous voir. Par curiosité, et surtout par envie... Que dois je faire pour avoir droit à cet honneur? Toujours vôtre, Petite Phie Au jour de vénus -à l’heure d’orthogonale- quand le dais s’emmaillotera d’un nimbus cendreux et quand celui-là se mettra à bramer, tu me verras en train de ramer l’air avec mes six ailes incarnadines. Je me dirigerai vers toi (ajoutes-en un T à ce dernier). Et, enfin, je me présenterai dans la peau d’un adonide; oui, je serai pourvu d’un beau dehors et te montrerai où séjournent les embruns,… les brumes ainsi que mon mat mas. Sais-tu ce que j’aime mis à part le stratagème? Tes yeux. Ce n’est pas seulement cette foutrale nuance de ton iris qui me […], mais encor… c’est cette innocence truffée d’espérances et non d’espoirs, qui s’émane de tes gracieuses mirettes. Sans tenir compte de ta chevelure cuivrée qui ruisselle sur ton moelleux râble. Je ne puis dire davantage, chère libellule, car le respect que j’éprouve pour toi me réprime de jaspiner au-delà de la basse panse. À tantôt, mienne. Deux gaules joignant un cygne, SATAN Σατανάς J'attends avec impatience votre venue, mon cher Satan. Vôtre pour toujours, Petite Phie |
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