Un mécréant 
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Satan
Satan




Grand cornu



Bonjour, monsieur le Diable,

La croyance populaire vous affuble d'une paire de cornes. Cela signifierait-il que vous fussiez cocu?

Bien à vous,

Un mécréant.


Fichtre! Le mec réant une molle motte: «cocu».

Écoute, titi au rectum pâteux: étant donné que

Ma substance sanguinolente ne songe qu’au cul,

Le tien ne siéra-t-il point à mon stipe aqueux?



Bah, me ferait-il grand mal, votre «stipe aqueux»?
 
C'est que la croyance populaire (eh oui, encore elle, mais que voulez-vous, vous n'existez que par elle...), la croyance populaire, disais-je donc, vous représente également muni d'une longue queue postérieure. Serait-ce pour compenser quelque chose de l'autre côté ?
 
Bien à vous,

Un mécréant.



Première faucille (question): «Bah?!»

Si jamais j’introduisais ma tringle acuminée en ton coccyx… tu émettrais une autre interjection. La voici: «Aïe».

Seconde faucille: un quarteron de stratus démaigri par la bise… hein!

Deux gaules joignant un cygne,
SATAN
Σατανάς



Vous parlez de faucille; vous êtes un peu marteau
De quoi ravir tous les fervents du maccarthysme
Car votre couleur rouge prouve bien ce credo
Des cornes aux sabots, le diable est communiste!
 
Bien à vous,

Un mécréant.



À mon tour de te décrire…

Tu erres, hère, d’une morne erre sans que tu erres,


Et ton souffle souffle mal à propos -telle une yeuse.

Touchant ton «toi», il est pareil à tous ces sanctuaires

Emplis de frêles libellules aux humeurs quasi joyeuses.
 
Épelle qui peut…

Deux gaules joignant un cygne,
SATAN
Σατανάς