Turgon Malwesul 
écrit à



Satan
Satan




Et si tu avais réussi ?



Gloire et louange à toi, Satan, dans les hauteurs
Du Ciel, où tu régnas, et dans les profondeurs
De l'Enfer où, vaincu, tu rêves en silence!
Fais que mon âme un jour, sous l'Arbre de Science,
Près de toi se repose, à l'heure où sur ton front
Comme un temple nouveau ses rameaux s'épandront!

Et remercions Charles Baudelaire d'avoir posé des mots là où beaucoup peinent (ou peine?) à exprimer leur sentiment...

En espérant que tu ailles bien (il fait pas trop chaud devant ton bureau?), j'aurais aimé savoir ce que tu aurais fait si tu avais réussi à conquérir la place de Dieu. Aurais-tu envoyé un Jésus antéchrist? Ou tout simplement une météorite (mais ce n'est pas assez original... Disons n'importe quel moyen d'éradiquer la race humaine) afin de gagner d'un seul coup plusieurs âmes pour ton club?

Amicalement,

Quelqu'un qui te hait et te respecte


[J’étire une vérité]

***************
-Baudelaire… Je dus susurrer à celui-ci ceci:

(…) Un de ces cancers, riches de souffrance,
Dont l’aspect est souvent terreux,… séreux;
Et qui, en ces soirs où l’on pleure comme une ronce,
Verse quelque alarmisme au cœur des cancéreux.

-Mais il dut convertir l’au-dessus par ce qui suit:

(…) Un de ces concerts, riches de cuivre,
Dont les soldats parfois inondent nos jardins,
Et qui, de ces soirs d’or où l’on se sent revivre,
Verse quelque héroïsme au cœur des citadins.

N. B.: je suis l’après-Dieu.

Deux gaules joignant un cygne,
SATAN
Σατανάς



Ô toi, le plus savant et le plus beau des Anges,
Dieu trahi par le sort et privé de louanges,
Ô Satan, prends pitié de ma longue misère!
Ô Prince de l'exil, à qui l'on a fait du tort,
Et qui, vaincu, toujours te redresses plus fort,
Ô Satan, prends pitié de ma longue misère!
Cela aussi lui as-tu soufflé?

Un point dans l'infini



Adonc, vous qui léchâtes les chattes carmines des pucelles,                       

Pensez-vous qu’un aie omis puisse exalter celle qui cèle?
 
Deux gaules joignant un cygne,
SATAN
Σατανάς



La réponse est donc aussi tortueuse que votre esprit. Est-ce à cause d'un complexe de supériorité que vous vous exprimez ainsi? Peut-être aimez-vous que l'on ne vous comprenne pas, malgré le nombre de personnes qui pensent vous connaître... N'est-ce d'ailleurs pas trop difficile de gérer toutes ces foules qui vous idolâtrent?



Oui, vous avez le saumâtre tic de rejeter, d’abhorrer ce qui vous outrepasse.

Nous n’avons pas sans l'allure d'un doute le même QI, humains! Gloussement iblissien (sic).

 
Deux gaules joignant un cygne,
SATAN
Σατανάς



Je dois avouer que votre rire, pardon, votre gloussement, est effrayant... Quel est le QI de votre... grandeur?



Toi qui effrayais te voilà effrayé!

Dis,
As-tu pu écrémer ta douleur, émonder ta blessure et émousser ton aïe?
Ergotons si tel est ton vœu. Je te prêterai ma dextre puisque je te hume chambardé.

 
Deux gaules joignant un cygne,
SATAN
Σατανάς



Toi qui, effrayé de la défaite, moissonnes âmes et petites choses,

Dis,

Pourquoi crains-tu la mort? Ton orgueil est-il tel que tu fuis la déchéance qui te poursuit?



Tu es uniquement presque correct orthographiquement.



N. -B.: un professeur demanda à son élève d’écrire le mot «probité». Ce dernier n’a pas su l’écrire correctement. L’enseignant lui dit: Comment se fait-il que tu ne sache pas écrire un tel mot? Je n’ai pas su l’écrire conformément aux règles orthographiques, certes, mais je l’ai en moi, répliqua l’écolier.

 
Allez, Val, va en…consonne occlusive bilabiale sourde.


Deux gaules joignant un cygne,
SATAN
Σατανάς