Il y a presque dix ans j'écrivais au tout premier dieu présent sur Dialogus; j'y
rencontrai un brillant esprit. Aujourd'hui je tente le diable (dont la majuscule
s'enlise toujours sous mes doigts).
Je me souviens d'une rencontre au
cimetière du Père-Lachaise à Paris avec un obscur conférencier se disant
«conférencier dans l'occulte»...
Il disait: «Vous savez, j'ai souvent
croisé ici des personnes cherchant un moyen de faire venir à eux le diable;
moi-même je l'ai invoqué plusieurs fois. Mais le plus terrible dans tout ça, ce
n'est pas l'esprit tordu de telles personnes, le plus terrible c'est que quand
on appelle le diable, eh bien, il vient... On ignore simplement sous quelle
forme il va apparaître.»
Devant lui il y avait une statue de la vierge
Marie dont des satanistes avaient coupé les doigts et gratté les
yeux...
Et, effectivement, tu étais là...
Je t'embrasse
affectueusement, si tu me le permets, et sache que jamais je ne cesserai de
croire en toi...
Et durant cette décennie, hie, je me dardais des billets cintrés. Oui, des vers
à soi. Œillade.
Et touchant cette nécropole, sais-tu que j’ai ourlé
l’alentour de salsepareilles? Oui, un substitut de pleureuses. Je me gondole…
ha; ha; ha; ha! Et toi, tu aimes toujours faire des caresses buccales sur les
saintes verges?
Deux gaules joignant un cygne,
SATAN
Σατανάς

