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terri_power56@hotmail.com |
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Fascination |
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| Chère George, J'espérais communiquer avec vous un de ces jours. Vous êtes une fascination pour moi et j'aurais tellement aimé posséder vos talents d'écrivain et votre courage infini. Tout récemment, nous avons étudié votre biographie à l'école et je dois dire que vous avez une vie tout à fait fabuleuse. Vous êtes une inspiration à toutes et à tous. Le fait de porter des pantalons et fumer le cigare en public a fait avancer le monde à pas de géants, car aujourd'hui la femme est bien aise de faire ce qu'elle entend. J'aime votre côté rebelle et votre façon de voir l'amour. J'ai récemment lu l'ouvrage de votre ex-copain Alfred de Musset, «On ne badine pas avec l'amour» et j'ai été stupéfaite qu'il vous ait emprunté quelques lignes de votre journal intime (c'est une information qu'on m'a dite dont j'ignore la véracité). Je vous cite et qui se retrouve dans l'ouvrage de Musset: «Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux ou lâches, méprisables et sensuels; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées.» Sur cette citation je dois avouer que c'est bien la vérité et je suis malheureuse de voir que cela n'a pas changé. Tout cela pour vous dire qu'on ne dit que du bien de vous. Victor Hugo en est un parmi tant d'autres et je dois citer du bien qu'il a dit sur vous: «George Sand est un coeur lumineux, une belle âme, un généreux combattant du progrès, une flamme dans notre temps. C'est un bien plus vrai et bien plus puissant philosophe que certains bonshommes plus ou moins fameux du quart d'heure que nous traversons.» Victor Hugo Bien qu'il s'adresse de vous en «il», je crois qu'il avait tout de même une fascination pour vos nombreux ouvrages. Parlons maintenant de vos amours si vous voulez bien. Alfred de Musset est un écrivain également célèbre et malheureusement était très certainement très épris de vous. Je crois que sa jalousie l'a amené à votre perte. C'est à croire que votre petite escapade avec son médecin ne l'a pas aidé non plus. Quant à Frédéric Chopin, ce devait être un homme tout à fait raffiné. Je suis curieuse à savoir s'il passait ses soirées à composer sa musique à son piano pour vous. Comme ce devait être un homme bon pour votre âme. Je suis certaine que dans n'importe quel cas, vous avez aimé. Je termine cette lettre en vous disant que vous avez changé ma vie, jusqu'au point où je ne la perçois plus de la même façon. Merci d'avoir écrit et montrer que la femme est égale à l'homme. Sur ce, Veuillez accepter mes plus honorables salutations. Tendrement, Elizabeth |
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