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Christelle Dupont
 
écrit à
Maria Nicolaievna Romanova
Maria Nicolaievna Romanova


La vie est trop injuste


   

Très chère Maria,

Je prends de plus en plus goût à vous écrire, d'autant que je lis beaucoup sur vous et votre famille. Beaucoup de personnes en l'an 2009 pensent encore à vous. J'ai un ami russe qui écrit un livre sur vous et les vôtres. Je trouve la vie très injuste, Maria.

J'aimerais tellement ne pas devoir vous faire part de ma tristesse, parce que l'histoire ne sait pas ce que vous êtes devenus après la nuit du dix-sept au dix-huit juillet 1918, lorsque qu'on vous aurait demandé de vous cacher dans une cave de la villa Ipatiev. Certains disent que les bolcheviques vous ont fusillés, et d'autres refusent cette hypothèse. Moi je préfère penser que vous avez  tous été épargnés et que vous avez vécu longtemps dans des pays amis, peut-être loin de votre mère patrie, la Russie, mais au moins sains et saufs.

J'aime également à croire qu'un remède a été trouvé pour Aloysha. Maria, prenez soin de vous. Je connais votre dignité à vous ainsi que celle votre famille. Sachez simplement que vous avez une amie qui vous porte beaucoup d'affection et que même si les années et les grandes portes du temps nous séparent, je prie pour vous.

Que Dieu vous bénisse ma très chère Maria. Dieu protégera le tsar et les siens, je le sais.

Votre amie Christelle

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