Raspoutine? |
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| Monsieur Romanov, On est fort marris de «Ce qui nous a vraiment nui en fait, c'est la pauvreté (...)». Il fallait oser l'écrire, l'avouer! Sans métier ni pension, nous, nous ne pourrions avoir les possibilités financières de vivre en Suisse (qui est loin d'être une monarchie autocratique, comme quoi on peut imposer son système chez soi, mais profiter du système des autres hors de chez soi!)... D'autre part, quand on est Roi, on gouverne pour le bien du «peuple, le vrai, les pauvres, les paysans, eux, sont ignorants et sont de très bons alliés de fou comme Lénine» et pas seulement sur la Jet Set. En outre, on ne voit pas pourquoi vous n'estimiez pas nécessaire d'informer votre peuple ni pourquoi il doit rester pauvre! D'ailleurs, vous semblez rétrospectivement vous en rendre compte: «Ce qui nous a vraiment nui en fait, c'est la pauvreté + Raspoutine n'a été qu'un prétexte parmi tant d'autres pour renverser la monarchie autocratique» {Autocratie=système politique dominé par un monarque absolu; Autocrate: souvent péjoratif, monarque absolu (petit Larousse illustré 2003)}. C'est pour l'avoir oublié que maints monarques ou présidents ont été déchus comme les Romanov, Marcos, le Shah... Comme le dit Nathalie, vous avez précipité votre perte et Raspoutine ou Lénine n'en ont été que les instruments que votre système autocratique (tout le contraire de la Suisse où vous vivez) a poussé à l'éclosion. Ce dernier est loin de n'avoir apporté que des bienfaits à la Russie, mais près de 15 ans après la chute du communisme, beaucoup du «peuple, le vrai, les pauvres, les paysans» le regrettent, ce qui démontre que les sociétés «libérales-démocratiques-capitalistes» sont loin d'être la panacée. Quant à la conclusion de Nathalie, nous sommes d'accord avec elle. Mais ce n'est qu'une demi vérité: un autre ennemi (celui qui considère que celui qui n'est pas avec lui est contre lui, démontrant ainsi une forte forme d'intolérance) se trouve à l'Ouest. Nous ignorons la date de votre échange de correspondance mais nous estimons qu'une tierce intervention s'avère nécessaire. Il n'y eut qu'un seul vrai chef -dont nous regrettons toujours la disparition- obsédé par le pouvoir au Peuple et le retour des biens au Peuple qui les produit: Che Guevara. |
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