George Jacques Danton
écrit à

   


Maximilien de Robespierre

     
   

  Le massacre vendéen

   

Salut Max !

Pourquoi as-tu massacré bon nombre de nos camarades paysans (à fourches) vendéens ?


Cordialement,

Georges.


Monsieur qui vous couvrez d’un nom qui ne vous appartient guère,

J’ai l’impression en effet que ces brigands et assassins vendéens que vous vous plaisez à représenter comme de simples paysans paisibles et inoffensifs furent les meilleurs camarades de ce bon cher Georges. On croirait qu’ils œuvrèrent pour la même cause: les uns, à coup de fourches et de fusils, et l’autre, à coup de trahisons et de conseils perfides. Je ne vous dirai qu’une chose: si Danton, au lieu de s’endormir tranquille au sein du Comité de salut public, avait déployé l’énergie nécessaire face à la menace vendéenne afin d’étouffer la révolte dans l’œuf, il y aurait eu bien moins de victimes, et ce, des deux côtés. S'il avait été moins tendre avec les brigands, nous n'aurions pas eu à être sévères.


Vive la République!

Maximilien Robespierre