Monya
écrit à
| Cher Monsieur Ries, Pour avoir dit la vérité à Monsieur Beethoven, alors qu'il ne voulait pas l'admettre, j'ai déclenché une crise de colère extraordinaire de la part du maestro. Je lui ai dit que, selon votre livre qui constitue la majorité de mes sources, son père le battait et sa mère restait passive. Il refuse de l'admettre et a traité mes sources de racontars! Aussi je lui ai promis de vous en parler, ce que je fais sur le champ. Mes amitiés, Monsieur Ries Monya Bonsoir mademoiselle, Quoi?! Le Maître Beethoven a dit ça de mon livre?!! Je vais lui en parler car si je rédige avec son meilleur ami mes souvenirs sur lui, c'est pour qu'ils servent à mieux le connaître et pas à être traités de racontars! Je sais mon Maître assez colérique et j'apprécie qu'il défende la mémoire de ses parents, mais de là à mentir! Wegeler et madame de Breuning, qui tous deux ont connu Beethoven durant sa jeunesse à Bonn, peuvent le certifier et j'ajoute même qu'ils sont à côté de moi et qu'ils prennent part à mon indignation. Aussi, pour ces quelques raisons évoquées ainsi que pour d'autres que je garde secrètes, je vous assure, mademoiselle, de mon entière collaboration. Amicalement, Ferdinand Ries, compositeur et biographe rebuté du maestro Beethoven |