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aleksei_romanov@hotmail.com |
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Missive du palais |
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| Cher Père Grigori, Quel bonheur de pouvoir vous écrire. Ma mère, la Tsarine, me permet de vous écrire cette missive afin de vous remercier de m'avoir guéri la semaine dernière. Ma jambe se porte beaucoup mieux bien que je ne puisse toujours pas m'appuyer dessus. J'ai toujours les bandages, puisqu'elle est encore légèrement enflée. Je me promène donc en chaise roulante poussée par Anya ou par mère. Grigori, mon ami et guérisseur, vous me manquez et je supplie mère tous les jours que le Bon Dieu fait pour que vous reveniez au palais. Mère ne cesse de me dire que je ne dois pas être égoïste et cesser de penser que vous n'êtes là que pour moi. Elle me rappelle que vous avez vous aussi des enfants et que, par ce même fait, vous avez un devoir envers eux. Tout cela je le sais et je vous demande de me pardonner d'être aussi égoïste envers vous. Du plus profond de mon coeur, je ne veux pas être égoïste! Je vous apprécie énormément. Sans vous je ne pourrais sûrement pas écrire cette lettre à l'heure qu'il est. Je sais que c'est le Tout-Puissant qui vous a mené jusqu'à moi et je le remercie tous les jours. Mère vous en est éternellement reconnaissante et moi de même. Maintenant, j'ai bien hâte de pouvoir courir à nouveau avec Anastasia et pouvoir m'amuser dans la neige, si mère me l'autorise bien sûr! J'aime bien être dorloté et protégé mais j'apprécie aussi pouvoir courir aussi vite que je peux et voir jusqu'où je peux me rendre... Mais ces plaisirs se font plutôt rares puisque je dois sans cesse faire attention et me reposer. Je sais que mère s'inquiète, mais je suis en sécurité avec vous auprès de moi désormais. J'espère que vous reviendrez nous visiter sous peu car votre absence pèse sur moi très cher Père Grigori. Cordialement, Tsarévitch Alekseï Nicolaevich Romanov Bonjour mon cher petit, Quelle joie que d'avoir enfin de tes nouvelles, mon enfant! Tu faisais sûrement allusion à l'enflure que tu avais eu au genou à la suite de ce malencontreux accident qui s'était passé dans les couloirs du palais alors que tu courais avec ta soeur Anasthasia et que l'on m'avait fait demander à ton chevet. Je suis bien heureux d'avoir pu te soulager mon petit. Je t'en prie, mon garçon, je sais comme tu aimes courir et jouer, mais sois tout de même prudent et raisonnable... Tu sais combien cela met ta mère dans tous ses états! Pour ce qui est de l'enflure, ce ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir, je te le confirme... Mais, ne laisse pas les médecins t'importuner et te donner inutilement tous ces remèdes qui ne font qu'empirer ton état... Surtout, repose ta jambe et laisse mes prières agir pour te soulager! Tes souhaits seront bientôt exaucés, mon petit. Le travail à la ferme familiale est terminé et je serai bientôt de retour auprès de vous à Pétersbourg. Mon fils Dimitri qui a maintenant 21 ans, nous a donné un solide coup de main pour la moisson, ainsi que mes deux filles que tu connais déjà, Matriona et Varvara. Ainsi, je me ferai un plaisir d'aller bientôt veiller chez notre chère amie Anya, où je pourrai vous revoir tous, puisque ce sera plus discret ainsi, comme le désirent tes parents. Je te ferai le récit de mes nombreux pélerinages ou je te raconterai des légendes et contes russes, comme vous les aimez tant, toi et tes soeurs. Ne sois pas si impatient, cher Alekseï... Tu pourras bientôt jouer à ta guise dans la neige, je te le dis. J'en glisserai un mot à ta mère afin qu'elle te laisse un peu plus de liberté. De ton coté, il faudra que tu me promettes de ne pas abuser et de prendre grand soin de ta santé afin de ne pas inquiéter davantage ta mère. À très bientôt, Je t'embrasse, Père Grigori |
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