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Marie-Ange |
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Je ne suis pas d'accord avec ceux qui vous ont condamnés |
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| Bonjour Grégori, Je tenais à vous dire que je n'étais pas du tout d'accord avec ceux qui vous ont condamné et que je comprends très bien le Tzar et la Tzarine: connaître une personne qui est la seule à pouvoir guérir mon enfant, à mon sens, il n'y a rien de plus merveilleux! Je crois que j'aurais agi comme eux! vous auriez eu droit à tous les honneurs! Là où je leur donne tort, c'est de vous avoir donné trop d'importance en politique où, je crois, vous ne deviez pas connaître grand'chose! Là c'était une erreur, à mon sens. Par contre, je ne comprends vraiment pas pourquoi on a voulu vous tuer. Vous exiler avec tous les honneurs aurait bien suffi! Marie-Ange Bonjour Marie-Ange, Quel joli prénom tu as, ma belle! Je tenais à te remercier de tout coeur pour ton appui... il faut cependant que tu saches que je n'ai jamais demandé tous ces honneurs. Bien sûr, j'en suis heureux et très fier de tout cela (qui ne le serait pas), mais je n'ai jamais rien demandé en retour de mon aide. Même les gens qui se présentent chez moi, je ne leur demande rien en retour. Je dois avouer cependant, que mes secrétaires ont parfois les doigts un peu longs et je sais qu'ils demandent une rétribution aux plus riches mais cette idée ne vient pas de moi. Je tolère, tout au plus, cette façon de faire puisqu'il faut bien vivre mais je leur interdis de demander quoi que ce soit aux gens peu fortunés. Je ne suis que très peu attiré par l'argent, ma belle... la vie est trop courte pour gaspiller son temps à amasser de l'or et des roubles. Les vraies richesses sont celles du coeur et de l'esprit! En politique, j'en connais beaucoup plus que ce que l'on pourrait croire, ma Douce. On me dit rusé et comme je côtoie de près les dirigeants de ce pays, j'en sais beaucoup plus que le simple moujik et les gens du peuple. Cependant, je te donne raison pour ce qui est de mon influence politique... Bien que j'aie toujours voulu aider mon pays, je n'ai jamais souhaité me mêler d'aussi près à la politique mais comment refuser à notre impératrice les conseils qu'elle me demande. Elle a confiance en moi et comme je sais lire dans l'âme des gens, elle me demande souvent d'aller rencontrer d'éventuels candidats pour combler les postes de ministre ou encore, pour défaire ceux qui ne sont pas loyaux envers notre Tsar. C'est bien malgré moi donc, que je suis devenu leur conseiller politique. Je suis las de tout cela et je voudrais bien me détourner de toute cette agitation, de cette hypocrisie et de ces magouilles politiques que je vois, mais je me sens le devoir de les supporter et de les mettre en garde... ce sont mes amis! Actuellement, je sens des complots se former autour de moi... on veut me tuer afin de me soustraire aux Tsars. Certains sont jaloux de l'amitié que j'entretiens auprès des Tsars et c'est pourquoi ils veulent m'éloigner d'eux. Plus particulièrement, je sais que certains ministres, la Douma, certains membres de la noblesse et le clan Romanov, se sont ligués contre moi. Ils ne voient pas d'un très bon oeil qu'un simple moujik comme moi, ait autant d'influence auprès des Tsars. Alors qu'ils doivent demander audience pour se présenter aux Tsars, moi, je n'ai qu'à me présenter pour être reçu... Ils sont généralement pour la guerre alors que moi, je suis contre car je sais que ce bain de sang ne fera qu'affaiblir notre pays, la Russie. Ils me font surveiller et épient mes moindres faits et gestes afin de me discréditer et qu'on me retourne en Sibérie, loin de mes amis les Tsars. Tu parles d'exil... c'est justement là, mon plus cher désir. Je te le dis, si Dieu le veut et si je ne meurs pas bientôt, j'ai l'intention de me retirer très loin de tout cela dans un endroit secret que moi seul, connais. Même mes proches et amis n'en savent rien. Je veux me retirer là et prier, prier, prier pour expier mes fautes ainsi que pour la Sainte Russie et mes amis les Tsars! Je t'embrasse, Grigori Raspoutine |
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