Pyrrhon et Bouddha, même combat? |
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| Salut Pyrrhon, Quelle surprise de pouvoir dialoguer avec toi dans la mesure où tu te fais plutôt discret dans le paysage philosophique contemporain. Es-tu timide? Et d'ailleurs es-tu toujours présent car je viens de découvrir ton site et je ne sais pas s'il est encore vivant? Bref, je prends contact avec toi pour te dire que je «travaille» sur ta petite personne dans le cadre d'un mémoire. J'ose en fait te mettre en comparaison avec le Bouddha (il y a pire comme comparaison) et plus précisément avec le bouddhisme mâdhyamika dont le zen et le véhicule tibétain notamment, découlent métaphysiquement. Selon moi, si dans la forme il y a des différences (vous êtes très proches cependant tous les deux), dans le fond, vous êtes totalement identiques. As-tu un avis sur cela? Xavier |
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| À Xavier, salut! Je n'ai d'autres informations sur le bouddhisme que celles recueillies à l'époque actuelle. Dans l'Antiquité, il n'y eut aucun contact entre les penseurs grecs et le bouddhisme. Contrairement à ce que pensent certains, les Gymnosophistes n'étaient pas bouddhistes. Il me semble que le bouddhisme, bien que présenté comme une religion sans dieux, n'est cependant pas exempt de croyances en des ordres invisibles. Même s'il est fréquemment déploré que cet encombrement superstitieux soit le fait de certaines des nombreuses écoles du bouddhisme, j'ai cherché en vain un fondement intact qui serait moins doctrinaire. Les quatre nobles vérités, les cinq agrégats, l'octuple sentier: cette sagesse numérotée ne me séduit guère. Et puis, si les Grecs aimaient les maîtres, c'est parce que ceux-ci donnaient aux disciplines les moyens de penser par eux-mêmes. Les maîtres bouddhistes restent les maîtres, gardiens d'une orthodoxie dont l'idée même m'insupporte. Non, je ne me sens guère en affinité avec le bouddhisme. La vacuité et l'apparence sont deux choses bien différentes et, en fait de vacuité, je crains d'en déceler chez ces adeptes occidentaux du bouddhisme qui, tel Voltaire, pensent un peu facilement que ce qui est loin est beau. Pyrrhon |