Je t'ai rencontré |
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| Cher Petit prince, Il y a déjà quelques années, je me suis retrouvé sur la terre africaine et ce, pendant 2 ans. C'est bien sur cette terre, dans ce climat chaud et aride, que j'ai compris que: «ce qui embellit le désert c'est qu'il cache un puits quelque part». Au fait, j'ai compris qu'au fond de nous, au plus profond de nous-même, il y a ce puits qui peut nous abreuver. Ce même puits peut aussi offrir l'eau nécessaire à ces roses qui nous entourent. Cette eau est comme un cadeau pour le coeur. Il suffit d'aimer ces roses non pas seulement sur les paroles, mais surtout sur ce qu'elles ne disent pas. J'ai moi aussi tant aimé une rose qui ne savait pas trop comment me parler... J'ai moi aussi rencontré des jardins de roses qui n'avaient pas été apprivoisées... Tu sais, je suis convaincu t'avoir rencontré là-bas, sous un baobab. Oui, oui, cet arbre si menaçant sur ta planète venait, sous cette chaleur torride, nous offrir l'ombre tant recherchée. Si ce n'était pas toi, j'ai peine à m'imaginer qui c'était. Tu ne cessais de me poser des questions et tu répondais à peine aux miennes. Tu avais les yeux de l'éternité et ta naïveté me faisait quelque fois craindre le pire. Au-delà de mes craintes, mes ennuis et mes peurs, tu me faisais ressentir que le «tout possible» existe. Sais-tu quand je t'ai vraiment reconnu? Ce fameux soir lorsque le téléphone a sonné (il ne sonnait pas souvent) et que ma soeur était au bout du fil. Elle m'annonça que ma mère était décédée. Je me retrouvais seul, tout à fait seul, en Afrique, à des milliers de kilomètres de cette femme qui m'a permis de voir le jour. Je suis sorti à l'extérieur de la maison et je me suis assied au pied d'un baobab, à regarder les milliers d'étoiles. J'avoue que je n'arrivais pas à te retrouver dans toutes ces étoiles. J'aurais tellement aimé entendre ton rire. Sans bruit, tu t'es retrouvé à mes cotés, sans même dire un mot. Depuis combien de temps tu étais là? Peu importe. Ton silence était présence vivifiante. Petit à petit, tes mots venaient bercer mon coeur. C'est ce soir-là que tu m'as rappelé que des roses et petits renards avaient fait de ma vie un jardin de douceur. C'est ce soir-là que tu m'as fait comprendre qu'il y avait dans le ciel une nouvelle étoile qui portait le nom de ma mère... Comme j'ai aimé te rencontrer Petit Prince. À mon retour d'Afrique, à la manière de St-Exupéry, je n'ai jamais cessé de te porter dans mon coeur. Depuis mon retour, j'aime te faire connaître aux enfants, aux adultes. Au fait, à tous ceux et celles qui ont soif d'un mieux être. Merci d'avoir été dans ma vie et continue d'assouvir la soif de ces humains sur cette terre. Au plaisir de te retrouver à nouveau. Un ami qui ne t'oubliera jamais |
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| Christian, Je ne t'oublierai pas... Tu es mon ami depuis si longtemps... Tu dis: «Aimer ces roses non pas seulement sur les paroles, mais surtout sur ce qu'elles ne disent pas.» Le silence, c'est plus accueillant que des paroles qui ne disent pas les mots qu'on veut entendre. Tu as raison... Le silence du désert est plein, plein. Elle est discrète, la présence du puits. Sous le soleil ou sous une averse d'étoiles, à l'ombre du baobab, malgré la majesté d'un ciel de nuit, j'ai bien compris ta peine. Les larmes ne troublent pas le désert quand elles se mêlent au sable blond. Le silence les absorbe où elles font naître de nouveaux puits. Les étoiles qui se couchent pour toujours font comme le soleil qui semble dormir. Quand je suis un peu triste, je pars à la découverte de nouvelles planètes. Il vaut mieux pleurer que de n'avoir jamais visité une planète. Reviens ce soir, nous nous assiérons en silence. Ensemble nous guetterons le lever de soleil. Le Petit Prince |