Lady Angel
écrit à

   

Hercule Poirot
Poirot

     
   

Yeah, enfin!

    Lady Angel est très heureuse de pouvoir -enfin!- prendre contact avec le meilleur de tous les détectives. J'ai nommé Hercule Poirot! Ok, j'arrête!

Effectivement, ça fait très longtemps que j'espère correspondre avec vous! Mais oui.

Je me pose pas mal de questions depuis que j'ai commencé à lire vos aventures sur papier et j'espère trouver des réponses dans la lettre que vous m'enverrez prochainement, je pense... j'espère... je crois... J'ai aussi d'autres trucs à vous dire.

Saviez-vous que j'habite au Québec? Eh oui, c'est loin de l'Angleterre! Mais je crois que dans l'histoire où une vieille femme d'affaires est assassinée (Madame Giselle -Mort dans les nuages- vous appelez par téléphone une femme, qui est justement au Québec. Ce bout-là m'a bien fait sourire. Êtes-vous déjà vous-même allé au Québec? Je sais que vous vous êtes promené un peu partout à travers le monde alors voilà pourquoi je vous pose cette question. Si vous y êtes déjà allé, vous avez dû y entendre notre beau langage... Hi hi. À moins que vous n'ayez rien compris, ce qui est fort probable!

Deuxième chose: j'aime moi-même observer les gens -comme vous, n'est-ce pas?- et la psychologie m'intéresse beaucoup. J'ai remarqué que dans la plupart de vos enquêtes, vous vous servez de la psychologie, méthode que j'admire. Ce que j'aimerais savoir, c'est si vous connaissez le non verbal. Si non, le non verbal est une méthode qui permet de savoir plusieurs choses que la personne ne dit pas nécessairement. Quelques exemples: lorsqu'une personne se croise les bras, ça veut dire qu'elle est fermée aux autres. Si une personne se promène les mains dans les cheveux, eh bien ça signifie qu'elle manque d'affection. Eh oui! Mais chose plus intéressante: lorsqu'une personne ment, elle sourit toujours après avoir menti, fière de son coup et certaine d'avoir berné les autres. Sauf vous, évidemment. Il y a aussi d'autres signes, par exemple: la personne joue avec son chandail, signe qu'elle a chaud parce qu'elle a menti. Et puis, signe le plus révélateur: passer sa main sur la mâchoire ou sur le visage. Le mensonge dans toute sa vérité! C'est super de savoir si quelqu'un nous ment en pleine face ou non! Le fait de connaître des tas de petits trucs parfois inutiles, parfois utiles, c'est très intéressant. Mais il y a pleins d'autres signes, à vous de faire des recherches! Je me suis dit que ça vous intéresserait. J'ai eu raison?

Vous écoutez beaucoup de musique, Poirot? Moi, beaucoup! Mais j'imagine qu'à votre époque, la musique n'est pas vraiment bonne. M'enfin, ça dépend des goûts... Les jeunes de votre époque qui débordent d'énergie -aujourd'hui en chaises roulantes ou traînant avec soi une canne -écoutent sans doute des airs plus rythmés. Quant à l'opéra! Voilà pourquoi une certaine comtesse a fait un vol de bijoux pendant qu'une femme chantait de l'opéra! J'imagine que cette chère comtesse en avait marre d'écouter cela! Mais non, je blague! Inutile de dire de noms. Mais moi je ne vous poserai pas de questions sur votre vie privée. Je suis polie, moi... Et pas indiscrète du tout... menteuse!

Eh bien, je crois que c'est tout... pour le moment!

Au revoir!

En espérant recevoir une réponse de votre part,

Lady Angel
Québec

J'ai eu l'immense plaisir en lisant, dans un de mes courriers (à l'ordinateur, évidemment! -que mon style littéraire ressemblait à Agatha Christie! Moi qui veux devenir écrivaine, me voilà comblée!


Ma chère Lady Angel,
 
Quel bel enthousiasme que voilà! Votre admiration m'honore, croyez-le bien. Je me réjouis également de pouvoir correspondre avec la grande admiratrice que vous semblez être, Mademoiselle. Sachez que je serais ravi de répondre à toutes les questions que vous pourriez vous poser sur moi.
 
Il est vrai que j'ai eu, à quelques occasions, des contacts avec votre pays. Je regrette d'ailleurs de ne jamais avoir pu profiter des merveilles de votre si lointaine patrie. Je souffre en effet d'un mal de mer insupportable qui m'empêche d'accomplir un si grand périple. Mais il n'était nullement nécessaire que je sois sur place pour profiter de votre accent de si nombreuses fois critiqué. Je suppose que tout accent possède une particularité qui fait la richesse des régions francophones, une fois!
 
Comme vous le soulignez dans votre lettre, j'ai toujours apprécié l'utilisation de la psychologie comme outil de travail. Voyez-vous, j'ai atteint la conviction que les personnes pouvaient se révéler bien plus utile que les indices matériels. Quoi qu'il puisse arriver, elles laisseront toujours échapper un mot qui me permettra de trouver la clé de l'énigme. Vous avez certainement eu, vous aussi, l'occasion de parler avec vos amis ou votre famille de quelque chose que vous vouliez éviter initialement. C'est dans la personne humaine de commettre ce genre d'erreurs. Je tenais également à vous dire que votre recherche m'a véritablement et sincèrement impressionné. Vous possédez un véritable sens de l'observation qui se révèlera fort utile dans votre future carrière d'écrivain. Je m'accorde parfaitement avec les différents éléments que vous venez de citer. Mais il existe d'autres signes pour vérifier si la personne en face de vous vous a menti allègrement. Si vous lui faites part de la vérité qu'elle tentait de cacher, elle aura un soudain et bref mouvement de recul, ou cessera un autre geste qu'elle accomplissait mécaniquement comme une marche ou un éventement, qui vous permettra de la démasquer.
 
Il est vrai que j'apprécie quelques morceaux de jazz passés lors d'une soirée, entouré de quelques convives. Mais je vous corrige tout de suite. Le jazz et le blues sont très rythmés et n'ont certainement rien à envier à vos styles de musique actuels. Quant à l'opéra, il fut très populaire jusqu'au début des années 1800 mais bien démodé par la suite. Il n'y a que dans la haute société que l'on se plaît à entendre ce genre de musique.
 
Je vous remercie d'observer la plus grande réserve face à ma vie privée dont je ne souhaite pas faire étalage. Sachez seulement que ma relation avec cette «mystérieuse comtesse» n'a jamais été aussi rapprochée que vous semblez le penser.
 
J'espère que ces quelques réponses vous auront contentée et que j'aurai très bientôt l'occasion de reprendre contact avec vous.
 
Avec mes meilleures salutations,
Hercule Poirot


Bonjour Monsieur Poirot!

Merci d'avoir répondu si tôt! Effectivement, notre pays possède un accent bien à lui et parfois difficile à comprendre!C'est normal.

Vive la psychologie et le non verbal! Ah là là! Me croyez-vous donc stupide? Je sais bien qu'il faut rester impassible lorsque nous savons que quelqu'un nous ment! Désolée de m'emporter ainsi... Merci de me dire que j'ai un sens de l'observation; ce n'est pas ce qu'on dit de moi car j'ai souvent tendance à perdre mes choses... Hi hi.
 
Bien sûr que non, que la relation entre la comtesse et vous n'a été aussi rapprochée! Comme vous le savez déjà sûrement, la télévision et le cinéma se plaisent à représenter la vie réelle par des scènes parfois et même souvent illogiques. D'ailleurs, si on se fie à la nouvelle écrite par Agatha Christie, vous allez à l'appart' de la comtesse (avec Hastings sur les talons évidemment!) et vous la priez de vous donner sans délai les bijoux volés. Totalement différent de l'épisode, n'est-ce pas?
 
Parlons donc maintenant de ce cher Japp! J'ai déjà lu quelque part (sur un autre site web, je crois) que Japp s'était marié! Est-ce vrai? À qui, si je puis me permettre? Pardonnez ma curiosité débordante, mais je suis comme ça. Quant à Hastings, inutile de demander s'il est marié et avec qui. Ça a dû vous faire drôle en le «surprenant», si j'ose m'exprimer ainsi, avec cette jeune danseuse surnommée «Cendrillon», si vous voyez ce que je veux dire. Cendrillon! Voilà une femme qui a dû aimer les contes de fée!
 
Je tiens également à vous dire que je ne cesse de relire et relire et relire le livre «Les Quatre». C'est le meilleur et je le connais par coeur! (M'enfin, presque...) Le suspense est trop fort et de plus le style diffère et de loin! Bien sûr, il y a quelques petites enquêtes, avec le Numéro Quatre dans le tableau, pour rappeler au lecteur que c'est du Hercule Poirot et non du James Bond (où l'action est très forte!) mais en général, c'est... génial! C'est bien trouvé ça: une grande organisation criminelle mondiale contre le meilleur détective du monde! Dommage pour les Quatre, ils sont morts explosés... Mais c'était des dangers publics, il faut bien l'avouer.
 
(J'ignorais que la comtesse Rossakov avait un enfant prétendu mort... J'imagine qu'elle vit avec lui désormais. Ah, vous faites des heureux, vous!)
 
Juste un truc comme ça: vous fumez depuis longtemps? De nos jours, fumer c'est un peu mal vu, je veux dire que c'est déconseillé à cause du cancer du poumon notamment. Mais à votre époque, la plupart des gens fumaient. Je me suis alors dit: «Peut-être que dans les cigarettes d'autrefois, il y avait moins de nicotine, la chose qui rend les fumeurs accros je crois bien)». En tout cas... bon c'est ça.
 
J'attends votre réponse qui sera dans ma boîte aux lettres bientôt j'espère!
 
De votre Lady Angel,
Bah, de Lady Angel tout court, point final.


Ma chère Lady Angel,
 
Je suis ravi de voir avec quel empressement vous m'avez envoyé votre seconde lettre. C'est pourquoi je me suis accordé quelques instants de repos pour vous répondre, tant votre impatience semble être grande.
 
Je vous prie de m'excuser si j'ai pu vous vexer par mes remarques. J'aurais dû vite m'apercevoir qu'une observatrice aussi douée que vous, avait déjà dû parvenir à de telles conclusions. Mais sachez que votre étourderie n'enlève rien à vos déductions que je trouve très bonnes.
 
Il me serait très difficile de vous le dire puisque je n'ai jamais eus le plaisir de voir de représentation télévisuelle ou cinématographique de mes enquêtes. Et, malheureusement, je n'ai jamais pris le temps de lire les comptes-rendus de mes enquêtes écrits si brillamment par mon amie Agatha Christie. D'ailleurs quel était mon intérêt puisque j'en connaissais le déroulement. Mais il est vrai que, bien souvent, les adaptations ne respectent pas l'univers des livres. Quel serait l'intérêt d'un producteur de reproduire un livre à la lettre sans apporter sa petite touche personnelle?
 
Oui, il est vrai que mon ami, mon grand ami de Scotland Yard, l'inspecteur James Japp est marié. Elle se nomme Emily Japp, une femme tout à fait charmante. Il est vrai que je ne m'attendais pas à ce que notre petite enquête au Nord de la France, puisse être la prémisse d'un mariage heureux durant déjà plusieurs années si loin de ma patrie d'adoption.
 
J'ai, tout comme vous, beaucoup apprécié cette enquête que j'ai trouvée fort complexe. Je vous remercie pour votre admiration pour cette affaire, qui, je dois l'avouer, le mérite bien. Vous qui me connaissez aussi bien, vous savez que je n'ai jamais apprécié l'action. Je ne peux donc nullement me comparer à ce... James Bond, vous dites? De qui s'agit-il exactement? Je tiens tout de même à vous préciser que même si ces personnes étaient, selon vos propres termes, des dangers publics. Il ne faut pas oublier qu'ils n'étaient pas moins humains pour autant. C'est une grande offense à leurs mémoires que de vous permettre de telles remarques, Mademoiselle.
 
Vous l'ignoriez? Eh bien, désormais, c'est chose faite. Mais que j'ai pu les rassembler à nouveau était tout naturel. Mon devoir n'est-il après tout pas d'aider les personnes à retrouver quelque peu le sourire?
 
Sachez ma chère, que je comprends fort bien votre réticence à la fumée. Après tout il est vrai que cela peut s'avérer un véritable problème. Je ne pense pas que la fumée soit plus nocive à votre époque qu'à la vôtre... Quant à moi, je refuse d'aborder devant vous de tels sujets, je considère que cela fait partie de la sphère privée. Et comme je vous l'ai dit dans ma précédente lettre, je ne souhaite nullement en discuter plus longtemps.
 
Sur ce, je vous salue très aimablement et attends votre prochaine missive avec une impatience certaine.
 
Je vous présente mes meilleures salutations,
Hercule Poirot


B'jour Monsieur Poirot!

Effectivement, je réponds rapidement à ma correspondance!
 
Emily Japp... Ah bon. Félicitations pour ce cher Japp! Donc, cette Emily serait française, si j'ai bien compris? Après tout, l'enquête s'est déroulée en France... mais je puis me tromper.
 
Parlant de la France, j'aimerais bien y vivre un jour. J'adore l'accent français, c'est trop «marrant», comme ils disent! D'ailleurs, il existe une rivalité franco-québécoise. Vous deviez le savoir. Vous l'ignoriez? Eh bien, c'est maintenant chose faite. (Je ris toute seule devant mon écran.)
 
Je crains que vous ne m'ayez pas comprise au sujet de Bond. J'apprécie ces suspenses britanniques. D'ailleurs, mon ami aussi aime bien. J'ai dit qu'il était un danger public? Ah bon. Je dis parfois n'importe quoi. Mille excuses et honorons la mémoire de James Bond!
 
Hors sujet: j'ai vraiment hâte aux vacances d'été! La température est chaude, ce qui est assez rare par ici, et c'est dommage de ne pas en profiter car nous sommes malheureusement à l'école. Mais c'est bientôt fini! Parlant de l'école, c'était quoi votre matière préférée? Moi j'aime bien l'histoire car il suffit d'avoir de la mémoire, ce que j'ai. Je déteste les mathématiques, car c'est compliqué et je déteste résoudre des problèmes de maths. Par contre, une enquête policière, ça serait intéressant... J'ai maintes fois lu que votre anglais faisait pitié à entendre. Juste préciser un truc: vous avez appris l'anglais à l'école, vous? Si non, c'est injuste de débarquer dans un pays où on ne comprend pas la langue... M'enfin, moi ça me ferait...! Mais vous avez dû vous habituer vite. Quant à mon anglais, je sais l'écrire presque parfaitement (je n'ai pas appris toutes les règles) mais à l'oral c'est en pente descendante... Mais je puis bien le parler.
 
Aimez-vous faire des oraux? Moi non. J'imagine que vous c'est oui, car vous parlez toujours devant une dizaine de gens environ après chaque enquête, où vous dévoilez QUI est le coupable. Ou la coupable, évidemment.
 
On dit que le poison est l'arme préférée de la femme. C'est vrai. J'en ai moi-même utilisé pour tuer ma petite soeur... Non, non! C'est pas vrai! Je plaisante, voyons! D'ailleurs, si je commettais un crime, je ne confesserais pas celui-ci aussi facilement!
 
Même si vous n'avez pas regardé les émissions où «vous» apparaissez, laissez-moi vous dire que j'adore votre humour sarcastique! J'adore le sarcasme. 
 
Bien à vous,
Lady Angel


Chère Lady Angel,
 
Je tiens tout d'abord à vous rassurer. Non je ne vous ai pas oubliée. Mes enquêtes m'ayant fortement occupé ces derniers temps, je n'ai pas pu être aussi disponible qu'au début de notre correspondance. Comme cela risque de durer encore quelque temps, je vous prierais donc de m'excuser pour les lenteurs de mes réponses. Mais sans plus de cérémonie, je réponds donc à votre lettre.
 
Détrompez-vous la femme de ce cher inspecteur Japp n'est nullement française. Lorsque j'ai fait la connaissance de l'inspecteur Japp, ils venaient se reposer tout deux en France.
 
Il est vrai que ce pays est très plaisant. J'ai moi-même, à de nombreuses occasions, comme vous le savez très certainement, enquêté dans ce beau pays et je m'y suis plu à chacun de mes voyages. Je vous remercie pour cette information sur les rivalités franco-québécoises que j'ignorais jusqu'à présent.
 
Ce n'était pas votre espion anglais que vous considériez comme un danger public mais les personnes membres des quatre. J'aimerais que vous m'apportiez plus de détails concernant ce James Bond. Qui est ce fameux espion anglais?
 
Pour ce qui est de mes matières scolaires favorites, j'avoue que je ne saurais plus vous répondre. Il y a si longtemps que je ne fréquente plus les bancs de l'école. Je pense que résoudre un problème de mathématique s'apparente de près à une enquête policière. Dans toute enquête il y a un «X» représentant le meurtrier qu'il faut découvrir. Cette résolution peu s'avérer aussi délicate que celle d'une grande équation qu'il faut reconstituer morceau par morceau. Il est vrai que mon grand ami, le capitaine Hastings a, à plusieurs reprises, fait étalage de mon mauvais anglais qu'il estimait trop faux. Je suppose que mon accent y est pour beaucoup. Mais le fait de vivre longtemps dans un pays étranger vous permet de pratiquer la langue de manière constante et vous vous habituez très vite. Détrompez-vous, nous n'apprenions pas de langues étrangères à mon époque, ce qui compliquait considérablement nos relations internationales.
 
Il est vrai que j'apprécie les prestations orales. Quel plus grand plaisir il y a-t-il que de voir tous ces regards vous fixer avec une attention certaine, impatient de connaître l'identité du meurtrier ou craignant qu'on puisse le découvrir.
 
Je suis ravi de vous l'entendre dire, Mademoiselle. Il est vrai que j'aime de temps en temps délier ma langue pour offrir quelques belles répliques qui coupent un temps soit peu l'assurance du suspect.
 
Je vais à présent vous laisser en espérant avoir satisfait votre curiosité.
 
Recevez mes meilleures salutations,
Hercule Poirot


Bonjour cher Monsieur Poirot!
 
Désolée de vous avoir écrit une seconde lettre, mais je commençais vraiment à m'inquiéter! Me voilà rassurée! Mais je comprends vos raisons. Donc, je saurai taire ma belle impatience!
 
J'aimerais bien moi aussi me reposer en France... Et effectivement, il existe une rivalité. Peu de gens la connaissent. D'ailleurs, ça me choque de constater que certains critiquent méchamment la langue française (n'oubliez pas d'où je viens) et en l'imitant grossièrement.
 
James Bond, ah oui! Je ne le connais pas vraiment car mon ami ne m'a montré que des scènes avec action (dans un film, me souviens même plus du titre) mais je sais quand même qu'il est anglais, qu'il est très patriote (il fait des missions, à ce que j'ai cru comprendre pour sauver son pays) et qu'il est fort avec les armes à feu et les arts martiaux. Bref, y'a de la violence mais ça ne me dérange pas. Et vous, ça vous dérange, la violence?
 
Arrêtez, ne me parlez pas de «X», ça va me faire pleurer! Je pense à «Hercule Poirot quitte la scène» où vous «mourrez». Cependant, l'intrigue est bien écrite -comme on doit s'y attendre- même si les meurtres se déroulent vers le milieu du bouquin. Dites, monsieur Poirot, votre coeur va bien? Pardonnez-moi cette question peut-être privée, mais je DOIS savoir!
 
Les oraux, je les déteste! D'ailleurs, on est supposé en faire un à la fin de l'année et je me ronge les ongles rien que d'y penser! Je sais, c'est une mauvaise manie, mais je n'y peux rien. M'enfin, façon de parler. Je n'aime pas vraiment me faire remarquer. Vous dites qu'on vous regarde avec une vive curiosité durant vos «oraux» mais c'est parce que vous allez dévoiler QUI a tué la victime. Quant à moi, les sujets de nos oraux sont, pardonnez-moi mon expression française, emmerdants.
 
Que pourrais-je dire d'autre? Ah oui! Les crimes d'aujourd'hui, en cette année 2008, sont très nuls. Comme si les criminels n'avaient rien d'autre à faire que d'enlever des enfants et de les tuer! Ça me fait penser à Cédrika Provencher, une jeune fille québécoise qui a disparu il y a quelques mois. On ne l'a jamais retrouvée et sincèrement, je la crois morte. Ça fera comme l'Affaire de Lady Stubbs (Poirot joue le jeu).
 
Monsieur Poirot, admirez-vous les menteurs, bien que vous soyez contre le mensonge? Moi, je puis facilement mentir (c'est mal, je sais!). Vous aussi, vous savez mentir, n'est-ce pas, monsieur Poirot?
 
Dites-moi, une dernière chose avant d'achever cette lettre (non notre correspondance), allez-vous souvent à l'église? Moi, je suis obligée d'y aller au moins une fois par 2 mois parfois même une fois par mois et je vous assure que je n'aime pas tellement. Entendre parler un vieux monsieur sur la foi et bla bla bla...
 
Bien à vous,
Lady Angel